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Une attaque contre la liberté d’expression

Des individus non identifiés, se réclamant partisans du mouvement syndical des policiers, ont profité du mouvement de protestation des policiers pour attaquer le local de Radio-Télévision Caraïbes, à la ruelle Chavannes. Plusieurs véhicules stationnés aux abords de la radio ont été incendiés, les fenêtres de la station, cassées et d’autres matériels, saccagés. L’Association nationale des médias haïtiens (ANMH), l’Association des médias indépendants d’Haïti (AMIH) et l’Association des journalistes haïtiens, ont condamné cette attaque, tout en appelant au respect de la liberté de la presse. Suite à cette attaque, dans un communiqué, la Radio-Télévision Caraïbes dit avoir condamné, «avec la plus grande véhémence, la tentative d’incendie criminel faite sur ses locaux, ce dimanche 23 février 2020, dans l’après-midi». LA RTVC a dit déplorer «que ses employés aient subi des chocs psychologiques et enregistré des pertes considérables avec l’incendie de leurs véhicules et de leurs effets qui s’y trouvaient». «La Radio-Télévision Caraïbes (RTVC) s’insurgent contre de tels actes, perpétrés par des individus encagoulés, se réclamant du mouvement des policiers. Il reste et demeure certain que ces actions ne sauraient être l’œuvre des policiers qui doivent faire très attention, afin d’éviter que leur lutte, jugée noble, ne soit dénaturée. La RTVC n’est et ne sera jamais l’ennemi des institutions républicaines dont la PNH, mais ne l’accompagnera jamais dans des dérives. Tout en prenant acte de cet incident regrettable, la RTVC demeure inébranlable dans sa mission de relayer la parole la plus diversifiée qui soit pour participer à la construction de la démocratie en Haïti», a poursuivi le communiqué. «Il semble que des secteurs, partisans du chaos et du bâillonnement de la presse, en ont profité pour commettre ce forfait, mais du haut de ses soixante-dix (70) ans, la Radio-Télévision Caraïbes a, en signe de protestation, décidé d’arrêter, jusqu’à nouvel ordre, ses émissions. Mais, loin de se laisser intimider par de pareilles actions, elle redoublera ses efforts en vue d’orienter la population haïtienne vers des idées plurielles et nuancées, tout en demeurant à ses côtés», a martelé la RTVC. En signe d’appui, l’Association nationale des médias Haïtiens (ANMH) et l’Association des médias indépendants d’Haïti (AMIH) ont condamné cette attaque violente, perpétrée le dimanche 23 février 2020 contre les locaux de la Radio-Télévision Caraïbe. Selon un communiqué conjoint, ces deux associations patronales; l’Association des Médias Indépendants d’Haïti (AMIH) et l’Association Nationale des Médias d’Haïti (ANMH) ont déploré les pertes matérielles survenues après la tentative d’incendie de la station de la rue Chavannes. L’ANMH et l’AMIH ont aussi présenté leurs sympathies aux responsables, aux journalistes et à tous les employés de Radio-Télévision Caraïbes, tout en les assurant de leur solidarité, en ces moments difficiles. «L’AMIH et l’ANMH se font le devoir de souligner, à l’attention des autorités constituées, qu’il est de leur devoir et responsabilité d’assurer la sécurité et la protection des journalistes, des médias et de tous les citoyens dans le pays», lit-on dans le communiqué conjoint qui porte les signatures de Frantz Duval, président de l’ANMH et de Georges Venel Remarais, président de l’AMIH, qui condamnent aussi «toute action et politique jusqu’au-boutiste et irréfléchie qui contribuent à mettre en danger les médias, la population en général et les acquis démocratiques», a poursuivi le communiqué. Pour sa part, l’Association des journalistes haïtiens a, elle aussi, condamné avec force cet acte qui est contraire à la Constitution et aux différents traités et conventions ratifiés par Haïti. «Aucun journaliste ni aucun média ne doit être la cible d’attaque venant de quelconque groupe», a protesté l’AJH. L’Association des journalistes haïtiens a appelé les différents protestataires à respecter les journalistes et les médias qui ne font que rapporter les faits. L’Association exige, des autorités responsables de la sécurité des vies et des biens, la protection pour les journalistes et les médias. «Dans cette période de confusion, l’AJH exhorte les journalistes et les médias à la solidarité, à la vigilance et à la prudence. Elle rappelle à ceux-ci, l’obligation de continuer à effectuer leur travail avec professionnalisme et respect des règles d’éthique inscrites dans le Code de déontologie des médias et des journalistes d’Haïti.»

Altidor Jean Hervé

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