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Réunion bilatérale sur le développement d’une frontière florissante

Plusieurs représentants d’organisations du secteur privé et des représentants des gouvernements d’Haïti et de la République Dominicaine se sont réunis, au parc industriel CODEVI, situé dans la zone franche de Ouanaminthe, le 5 février, pour poursuivre les discussions sur le développement d’un système plus sûr et d’une frontière prospère pour les deux nations. C’est la troisième réunion de ce type, convoquée par le gouvernement américain, au cours des huit derniers mois, à laquelle participaient, à la fois, des ambassadeurs américains, du personnel et des fonctionnaires du Département d’État, de la sous-secrétaire adjoint pour Haïti, le Canada et les Caraïbes, Cindy Kierscht. L’ambassade des États-Unis, dans un communiqué, en date du jeudi 6 février, a confié que la veille, «des représentants d’organisations du secteur privé et des officiels des gouvernements d’Haïti et de la République Dominicaine se sont rencontrés au parc industriel de CODEVI, situé sur la frontière, pour poursuivre les discussions sur les différentes façons de rendre cette dernière plus sûre et plus rentable pour les deux pays». Des représentants des douanes des deux pays, de la Police Nationale Haïtienne (PNH) et du Corps spécialisé de la sécurité des frontières terrestres (CESFRONT) ont également participé activement à la réunion. La discussion s’est concentrée sur les meilleures pratiques du secteur privé pour accroître la transparence et formaliser le commerce transfrontalier et sur l’amélioration de la coordination entre les agents des douanes et de la sécurité des deux pays. Cette initiative fait partie d’efforts plus larges, visant à accroître le commerce et la sécurité le long de la frontière entre la République Dominicaine et Haïti. Le Groupe s’est engagé à poursuivre ses efforts pour transformer la frontière commune en un moteur de prospérité économique pour la région.

Parallèlement, plus de 90% des Haïtiens contrôlés en République Dominicaine sont en situation migratoire irrégulière. La Direction Générale des Migrations (DGM) a informé qu’elle a réalisé, du 20 au 31 janvier 2020, des opérations de contrôle migratoire, au cours desquelles, 2 824 Haïtiens ont été contrôlés. Les opérations ont été menées par des équipes composées d’inspecteurs, d’agents de la DGM avec le soutien des militaires, de la Police Nationale Dominicaine et du CESTUR, en coordination avec le Ministère public des Provinces concernées, dans les provinces : d’Azua, La Altagracia (Higuey), Dajabón, Espaillat, Montecristi, San José de CoA, Santiago de los Caballeros, Santiago Rodríguez, San Juan de la Maguana et Valverde, dans divers secteurs du district national et des municipalités de Santo-Domingo Est et Ouest. Parmi les endroits comptant le plus grand nombre d’Haïtiens contrôlés figurent le District National, (353) ; Santiago de los Caballeros (531) ; Valverde (381) ; Santiago Rodríguez (112) et Azua (124). Après vérification à l’aide de lecteurs biométriques et de la base de données centrale de la DGM, 2 589 Haïtiens (91,7%) ont été déclarés en situation migratoire irrégulière ou sans papier et reconduits aux postes frontières de Dajabón, Jimaní et Elías Piña, pour y être enregistrés et déportés en Haïti. Pour un meilleur contrôle des passagers à nos frontières, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), grâce à un financement des États-Unis, a installé le Système d’information et d’analyse des données sur la migration (MIDAS) au bureau de la Direction de l’Immigration et de l’Émigration (DIE) à Malpasse. Le MIDAS va faciliter le passage des voyageurs, grâce à la saisie automatique des informations biométriques, et renforcer la sécurité. Avant la création du MIDAS, sur le point frontalier de Malpasse, les informations des personnes traversant la frontière étaient collectées sur une feuille de papier. Le MIDAS permet désormais de scanner le passeport du voyageur pour collecter ses informations informatiquement, saisir son empreinte digitale et de prendre une photo. Toutes ces informations sont automatiquement transmises électroniquement à la Direction de l’Immigration et de l’Émigration (DIE).

Altidor Jean Hervé

 

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