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Nouvelles en bref

Moïse présente ses condoléances à Taïwan

«C’est avec émoi que j’ai appris la nouvelle de l’accident d’hélicoptère qui a causé la mort du Général Shen Yi-ming, de l’Armée de l’Air et Chef d’Etat-Major des forces armées de Taïwan et sept de ses camarades. Mes condoléances à Mme la Présidente Tsai Ing-wen et au peuple taïwanais,» a ainsi déclaré le Président Jovenel Moïse.

 

Économie: Joseph Jouthe tente de rassurer

Le ministre a. i. de l’Économie et des Finances, Joseph Jouthe, a fait savoir que la croissance économique haïtienne pour l’exercice 2019-2020 sera autour de 0,2%. Il a dit croire que l’inflation bien qu’élevée, restera en dessous des 20% et anticipe un taux de change stable.

 

Haïti condamne l’attaque contre l’ambassade américaine en Iraq

«Haïti condamne fermement l’attaque qui a fait 1 mort et de nombreux blessés contre l’Ambassade des USA en Iraq. Les membres du corps diplomatique doivent être respectés et ne doivent pas être des cibles. Tout en gardant les victimes dans nos pensées, nous soutiendrons toujours tous les efforts pour lutter contre le terrorisme international, une menace pour tous», a dit le Chancelier Bocchit Edmond.

 

Les Blablabla de Jovenel Moïse

À l’occasion du 216ème anniversaire de l’indépendance d’Haïti, faute de pouvoir se rendre au Gonaïves, le Président Jovenel Moïse s’est rendu au Champ-de-Mars où il a déposé, en hommage aux héros de l’indépendance, une gerbe de fleurs au pied du monument de Toussaint Louverture, avant de se rendre au Palais National où il a livré un discours à la Nation, dans lequel il accuse «les élites de n’avoir jamais su construire une Nation où, tous, nous pouvons nous retrouver pour la poursuite de rêves communs. Notre pays n’est jamais sorti du pacte colonial […] ils n’ont jamais eu ni route ni école ni hôpitaux ni eau ni électricité. l’État, notre État, n’a servi qu’à garantir les conditions de reproduction de cet ordre post-colonial. Tout l’État a servi à perpétuer cet état de choses. Ceux qui continuent à s’enrichir trouvent normal qu’ils ne paient pas de taxe, trouvent normal qu’il ne puisse exister aucune compétition, trouvent normal qu’ils fixent les prix aux consommateurs et surtout quand ce consommateur: c’est l’État lui-même. L’État, en somme, n’existe que comme source de rente sous différentes formes», a affirmé le président qui n’a pas fait de promesse pour 2020. Mais le chef de l’État a encore une fois lancé un appel au dialogue pour trouver une solution à la crise. «Quelles que soient nos divergences politiques, nous devons nous donner la main, nous asseoir autour d’une table, pour discuter ensemble des réformes qui permettront au pays d’être gouverné, d’être mis sur les rails du développement durable».

 

Les propos de Justin Trudeau pour le 216ème anniversaire d’Haïti

«Aujourd’hui, nous nous joignons aux membres de la communauté haïtienne au Canada et à travers le monde pour célébrer le Jour de l’indépendance de la République d’Haïti. La relation solide entre le Canada et Haïti est ancrée, notamment, dans une langue commune et des liens étroits qui unissent nos populations. Aujourd’hui, plus de 165 000 Canadiens d’origine haïtienne sont chez eux au Canada. Ils contribuent à rendre nos quartiers plus dynamiques et nos communautés plus prospères. Sur la scène internationale, nos deux pays travaillent ensemble pour atteindre des objectifs communs, notamment au sein des Nations Unies, de l’Organisation des États américains et de l’Organisation internationale de la Francophonie. Le Canada a un engagement de longue date envers Haïti et nous continuerons de lui apporter notre soutien, pour faire en sorte que tous les Haïtiens aient accès aux opportunités dont ils ont besoin pour prospérer. En cette occasion, j’invite tous les Canadiens à célébrer les contributions importantes qu’apporte la communauté haïtienne à notre pays. Au nom du gouvernement du Canada, j’offre mes meilleurs vœux à tous ceux qui célèbrent le 216e anniversaire de l’indépendance de la République d’Haïti.»

 

Les vœux du Secrétaire général de la CARICOM

Dans le cadre du 216e anniversaire de l’indépendance d’Haïti, le Secrétaire Général de la Communauté des Caraïbes (CARICOM), l’Ambassadeur Irwin LaRocque, a adressé un message de félicitations et ses vœux au Président Jovenel Moïse. «La Communauté des Caraïbes (CARICOM) adresse ses plus sincères félicitations au Gouvernement et au peuple de la République d’Haïti, à l’occasion du 216e anniversaire de leur indépendance, le 1er janvier 2020. L’événement glorieux, qui est célébré ce jour-là, conserve son extraordinaire valeur historique et symbolique pour le Gouvernement et le peuple d’Haïti, ainsi que pour les peuples de la région, au sens large», a-t-il avancé. «Je me joins à la Communauté des Caraïbes pour exprimer nos meilleurs vœux, en cette occasion propice et je me réjouis de travailler avec le Gouvernement et le peuple d’Haïti, alors que le pays s’efforce de parvenir à un développement durable», a conclu l’ambassadeur.

 

Les excuses accusatrices de Jovenel Moïse

Lors de ses propos le 1er janvier 2020, le président Jovenel Moïse, a présenté ses excuses au peuple haïtien pour n’avoir pas pu fournir l’électricité 24 heures sur 24 sur tout le territoire haïtien, alors qu’il a passé près de deux ans à donner l’assurance à la population qu’il honorera, à temps, son engagement. Encore une fois, le Chef de l’État rejette la responsabilité de son échec sur les autres. Il indexe, en ce sens, de très puissantes forces qui contrôlent les principales institutions du pays, tout en défendant du bec et des ongles leurs privilèges. Toutefois, le Président accuse le système qu’il avait dit être le seul à pouvoir vaincre et a dénoncé l’évasion fiscale, l’absence de compétition dans le milieu des affaires et la corruption au sein de l’État, cet État qui, selon lui, agit contre le peuple et en faveur des privilégiés. Trente-six mois après s’être engagé pour mettre le pays sur les rails du développement, mettre l’argent dans les poches des Haïtiens et de la nourriture dans leurs assiettes, Jovenel Moïse admet avoir mal évalué les écueils ayant conduit à son cuisant échec, dans la réalisation de ses très nombreuses et mirobolantes promesses.

 

Funérailles des militants aux Gonaïves

C’est en présence de plusieurs leaders politiques de l’opposition dont: les sénateurs Youri Latortue et Ricard Pierre, des membres de la famille, des amis et proches du défunt, qu’ont été célébré les funérailles du militant politique, Mécène Cénoble, (35 ans), tué par balles, le 21 décembre dernier, à Raboteau, le mercredi 1er janvier, sur la Place d’Arme de la Cité de l’Indépendance. Au terme de la cérémonie, une vive tension a régné dans la ville, lorsque la Police Nationale d’Haïti (PNH) a tenté d’enlever des barricades qui bloquaient certaines rues de la ville et qu’une manifestation antigouvernementale non autorisée se formait. Des tirs d’armes automatiques ont été entendus dans plusieurs endroits des Gonaïves. La PNH a fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants et rétablir l’ordre public.

 

Les leaders de l’Alternative consensuelle parlent

Au cours d’une conférence de presse des signataires de l’Alternative Consensuelle, Me André Michel a annoncé la reprise des activités scolaires pour le mardi 7 janvier prochain, tout en promettant que la lutte pour renverser le pouvoir en place continuera dans tout le pays. «Nous ne voulons pas que les fils du peuple haïtien perdent l’année scolaire, à cause de Jovenel Moïse», a lâché l’homme de loi qui a défié le ministre de l’Éducation Nationale. Toutefois, il exhorte les autorités à prendre les décisions nécessaires pour payer les professeurs et faciliter l’ouverture des lycées et des écoles nationales, entre autres. Par ailleurs, Me André Michel demande à l’État de prendre les dispositions adéquates pour sécuriser les élèves, en particulier ceux résidant dans les quartiers défavorisés, en proie à la fureur des gangs armés.

 

L’opposition modifie sa stratégie

Malgré la volonté du président Jovenel Moïse, de garder son poste, l’opposition et ses alliés n’entendent pas non plus laisser tomber leurs revendications. À cet effet, ils annoncent la mobilisation anti-Jovenel Moïse durant les weekends et les soirs, selon l’Alternative Consensuelle. Cette nouvelle donne permettra aux enfants de sauver l’année scolaire, sans pour autant desserrer l’étau autour de Jovenel Moïse. Ainsi, l’opposition modifie sa stratégie de bataille contre le pouvoir en place, sur d’autres fronts. À Terrace Garden, ce jeudi, l’agenda de la mobilisation de l’année de 2020 visant à forcer le Chef de l’État, Jovenel Moïse, à la démission, a été esquissé. Des signataires de l’Alternative consensuelle, pour leur première communication officielle de l’année, ce 2 janvier, se sont engagés à accompagner la population pour accélérer le combat de reddition de comptes et de quête de justice sociale. André Michel, Schiller Louidor, John Joël Joseph, Marjorie Michel, Évalière Beauplan, alignés derrière la table de conférence, d’une seule voix, réitèrent leur engagement à poursuivre le combat, jusqu’au péril de leur vie. «La lutte populaire ne sera jamais trahie. Nous nous tenons aux côtés de la population pour l’accompagner dans ses revendications».

 

L’écervelé Jude Charles Faustin

L’ancien député et actuel conseiller du président, Jude Charles Faustin, a commenté les dernières déclarations du chef de l’État. Alors qu’il rencontrait des citoyens de la région métropolitaine, Jovenel Moïse a déclaré qu’il couperait 3 des 7 têtes d’un serpent qui s’oppose au développement du pays. Il a également prédit des «accidents» à ceux qu’il a mis de côté et qui auraient l’intention de se mettre en travers de sa route. Ces sorties sont qualifiées de fracassantes par certains et sont condamnées par l’opposition qui y voit des menaces à peine voilées. De l’avis de Jude Charles Faustin, le président n’a proféré aucune menace. «Depuis plus de trois ans, on a tendance à déformer les déclarations du président. Dans certains cas, on parvient à ériger l’opinion publique contre lui. Pour certains, le président n’a jamais rien fait de positif. Il est évident aujourd’hui que Jovenel Moïse est le rare président à affronter les problèmes du pays et à toucher la plaie du doigt. Cela étonne beaucoup de gens, notamment ceux qui informent la population depuis plus de cent ans», a déclaré Jude Charles Faustin. Le conseiller de Jovenel Moïse a rappelé que le président avait accordé priorité à la lutte contre la corruption, dès le début de son quinquennat. «Il a dénoncé la corruption, la surfacturation, la contrebande, etc. On peut toujours se demander s’il a tout fait pour résoudre ces problèmes. Mais nous sommes dans un système, le président à lui seul ne peut pas tout résoudre. Il y a d’autres institutions qui doivent aussi agir», a-t-il fait remarquer.

 

Une situation économique désastreuse en 2019

«Aucun budget n’a été voté au Parlement. Les élections législatives n’ont pas pu être organisées. L’année 2020 va débuter dans une situation de troubles», déplore le directeur exécutif de l’Initiative de la société civile (ISC), Rosny Desroches, aux yeux de qui l’année 2019 était catastrophique sur le plan politique. L’ISC appelle les protagonistes politiques à mettre de l’eau dans leur vin et à chercher, ensemble, une solution politique à la crise. À partir de négociations politiques, le pouvoir en place tente, par tous les moyens, de rallier certains secteurs politiques, en vue de parvenir à une entente avec eux, et à la mise en place d’un gouvernement d’union nationale. L’opposition continue d’exiger un départ sans conditions du président Jovenel Moïse qui serait responsable, selon elle, de la détérioration des conditions de vie de la population. Des mobilisations populaires contre Jovenel Moïse ont globalement paralysé les activités durant trois mois (de septembre à novembre 2019), sans obtenir sa démission.

 

«2020 sera terrible», affirme Jean-Charles Moïse

L’ex-sénateur du Nord, Jean-Charles Moïse prévient que les choses pourraient ne pas s’arranger, malgré un semblant de retour au calme, après les neuf semaines de Pays Lock. Bien au contraire, le leader du parti Pitit Dessalines estime que la situation va rapidement s’empirer, à cause des politiques du régime en place, de la nature «de facto» du gouvernement et de l’impossibilité pour Jovenel Moïse de trouver un appui financier conséquent de la communauté internationale. Avec le retour des activités, les problèmes économiques vont resurgir, comme la perte de valeur de la gourde face au dollar, la montée vertigineuse des prix des produits de première nécessité et la rareté de carburant. Ces paramètres, que le pouvoir actuel a toujours eu du mal à contrôler, vont affecter grandement la qualité de vie de la population qui ne va pas rester les bras croisés, a indiqué l’ancien adversaire de Jovenel Moïse aux élections présidentielles. «Le prochain lock sera donc provoqué par le gouvernement de facto lui-même», a ironisé Moïse, qui ne s’est pas montré très actif, ces derniers temps, au sein de l’opposition.

Altidor Jean Hervé

 

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