En bref : Semaine 24-30 Juin , 2018

Les États généraux se poursuivent

Des membres du comité de pilotage et du secrétariat technique ont présenté à la presse, un calendrier des travaux pour la réalisation des États généraux sectoriels de la nation. Ils en ont profité pour rassurer la population face aux profonds désaccords qui rongent ces deux structures. Selon eux, l’absence des conseillers techniques, Pradel Henriquez et Marie Mimose Félix dans les réunions de travail du secrétariat technique, ne devrait aucunement nuire à la poursuite du processus. Ces assises se dérouleront en trois (3) phases qui consistent notamment en la réalisation de rencontres préparatoires et de forums au niveau des différents départements géographiques du pays pour recueillir les doléances de tous les secteurs de la vie nationale, y compris de la diaspora. Le secrétaire exécutif du secrétariat technique des États généraux sectoriels de la nation, Louis Naud Pierre, donne la garantie que la méthodologie utilisée dans le cadre de travail du comité de pilotage leur permettra d’aboutir à de bons résultats. Dans le cadre de l’exécution de ce calendrier, les membres du comité de pilotage et du secrétariat technique mettront le cap, le 22 juin 2018, sur le Nord-Ouest, pour l’organisation du premier forum départemental, avant de prendre la direction du Nord-Est, le 30 juin, de l’Ouest, le 18 juillet, de la Grand‘Anse, le 31 août et de l’Artibonite le 15 septembre. Face à l’impossibilité des membres du comité de pilotage de respecter le délai de 6 mois accordés par le président Jovenel Moïse, Louis Naud Pierre informe qu’une correspondance a été acheminée au chef de l’État, en vue de solliciter une prorogation du délai jusqu’au mois de décembre.

La Police mène une enquête contre un réseau d’Haïtiens

La police d’Investigation de Los Andres (PDI), au Chili, a ouvert une enquête contre un éventuel réseau de falsification de documents d’immigration. Les enquêteurs ont fait l’annonce après qu’une Haïtienne ait présenté une carte de travail pour étrangers comportant plusieurs anomalies. Les papiers qu’elle a présentés étaient plutôt associés à celui d’un autre Haïtien, a rapporté Biobio Chile. À la suite de cet incident, le sous-préfet de la province de Los Andres, Jaime Álvarez, chef de la brigade d’enquête des crimes économiques locaux, n’exclut pas l’existence d’un groupe dédié à la modification des documents. Il pense que des Haïtiens pourraient faire partie de ce réseau et profiteraient du déficit linguistique de certains de leurs compatriotes.

 

Enquête sur le décès de l’inspecteur Jean Claude Pierre

Le directeur départemental de l’Ouest de la PNH, Berson Soljour, informe qu’une enquête a été diligentée afin d’élucider les circonstances du décès de l’inspecteur Jean Claude Pierre. Ce dernier avait été retrouvé mort, dans sa voiture garée dans la cour du commissariat de Cabaret auquel il a été affecté. Les premières informations fournies par le juge de paix de la zone faisaient état d’un éventuel suicide. Toutefois, la famille du défunt rejette cette thèse. Elle évoque de préférence un cas d’assassinat. En tout cas, le commissaire divisionnaire, Berson Soljour, déplore le décès de l’inspecteur Jean Claude Pierre qui, dit-il, constitue une perte énorme pour la police nationale. À la suite de la mort de l’inspecteur Jean Claude Pierre, le responsable du département de l’Ouest de la PNH avait informé que des pourparlers étaient en cours avec des responsables de l’organisation Centre pour la médecine du corps-esprit (Center for mind body-medicine) en vue d’offrir des supports psychologiques aux policiers qui vivent un traumatisme après avoir mené des opérations dans des zones violentes.

 

Accident de circulation à Merger

Dans l’après-midi du jeudi 21 juin 2018, un accident de la circulation est survenu sur la route nationale numéro 2, au niveau de Merger et a fait trois (3) blessés dont un grièvement, rapporte le député de la circonscription de Gressier, Antonio Véricain. Cela s’est produit au moment où un camion qui transportait des matériaux de construction a heurté un minibus (Hiace) assurant le trajet Port-au-Prince/Cayes. Aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée au cours de l’accident, selon le parlementaire. Il signale, par ailleurs, que les excès de vitesse constituent l’une des causes et un facteur qui aggrave souvent les accidents de la route. En ce sens, il lance un appel à la prudence à l’endroit des conducteurs.

 

La localité de Pignon, frappée par la sécheresse

Depuis plusieurs mois, les planteurs de Pignon font face à de sérieuses difficultés, en raison de la sécheresse qui frappe cette commune du département du Nord, selon le coordonnateur de l’Association des planteurs de Pignon, Saint-Dieu Louis. Il informe qu’il n’a pas plu sur la commune, depuis plusieurs mois. Cette sècheresse a provoqué d’énormes pertes agricoles. Les cultures du maïs, du petit mil, les premiers atouts des paysans, sont complètement détruites, se plaint Saint-Dieu Louis qui indique que l’espoir de ses pairs repose uniquement sur la canne-à-sucre, une plante résistante à la sécheresse.

 

Environ 50 migrants haïtiens bloqués dans une ville au Brésil

Plus de 50 Haïtiens se trouvent actuellement dans une situation délicate à Corumbá, une ville du Brésil. Insatisfaits de leurs conditions de vie au Chili, ces migrants et plusieurs compatriotes veulent essayer le Brésil. Beaucoup d’entre eux demandent un statut de réfugié à la Police fédérale brésilienne, seul moyen de rejoindre leurs proches qui habitent déjà ce pays. O Globo a annoncé qu’ils veulent laisser Corumbá à tout prix, parce qu’ils n’ont aucun lieu d’hébergement. D’après la Pastorale de la mobilité humaine, tous les jours, au moins 200 Haïtiens traversent Corumbá pour entamer une nouvelle vie au Brésil. Ils arrivent de plus en plus depuis la frontière de la Bolivie. Le Défenseur Public de l’Union (DPU) qui a réalisé une visite dans la ville, s’inquiète de la situation. L’organisme des Droits de l’homme tire la sonnette d’alarme contre le manque de politique publique vis-à-vis de ces migrants. Le DPU a envoyé un document à la mairie de Corumbá, suggérant un ensemble de dix mesures à faire respecter, en vertu de la loi sur l’immigration.

 

Le Chili va faire vacciner les immigrants Haïtiens et Vénézuéliens

Le ministre de la Santé chilien, Emilio Santelices, a annoncé une campagne de vaccination contre l’épidémie de rougeole pour les immigrants Haïtiens et Vénézuéliens. « Les personnes qui viennent d’autres pays seront identifiées pour pouvoir leur fournir une couverture contre la rougeole, en particulier les personnes qui viennent du Venezuela ou d’Haïti. », a-t-il déclaré au micro de CNN Chile. Ces mesures sont prises parce que les deux pays (Venezuela et Haïti) n’ont pas de programmes de vaccination assez solides contre l’épidémie. En effet, plus de 900 cas ont été enregistrés au Venezuela. Le Chili ne voudrait pas revoir la rougeole réapparaître dans le pays. Très présente en Haïti, la rougeole est un virus transmis par voie respiratoire et qui se caractérise par de petites taches rouges sur la peau. La maladie est également accompagnée de symptômes tels qu’une forte fièvre et une conjonctivite, et peut être mortelle si elle n’est pas détectée tôt.

 

Un ex-sénateur pro-PHTK, favorable à l’interpellation du PM Lafontant

L’ex-sénateur du Sud-Est, Edwin Zenny, dit appuyer la décision des seize (16) députés d’interpeller le chef du Gouvernement. Cet allié de l’équipe Tèt Kale juge que les conditions de vie se détériorent de plus en plus dans le pays. Toutefois, il se dit contre l’idée que cette mesure soit motivée par des intérêts personnels plutôt que collectifs. « Je pense que les députés interpellateurs remplissent leur devoirs dans la démarche entreprise, étant donné que les situations socio-économiques du pays s’empirent, ils ont entamé une procédure d’interpellation ». Par ailleurs, l’ancien représentant du département du Sud-Est au Parlement, appelle les différents acteurs politiques au dialogue, en vue de sortir le pays de l’ornière de la misère.

 

Les marchands n’en peuvent plus, quatre mois après

Les marchands et marchandes des marchés «Gerit et en Fer» où les séquelles des brasiers persistent, ne sont actuellement pas à l’abri de la pluie. Exposés à ciel ouvert pour vendre leurs marchandises, quatre mois après les sinistres, ces commerçants affirment être incapables de résister à la saison cyclonique. Malgré maintes formes de protestations, avancent-ils, les autorités font encore fi de leurs revendications. Craignant de nouveaux incendies, ils disent s’en remettre uniquement à la Providence. Au marché du Port communément appelé « Gerit », attenant au siège central de l’Administration générale des douanes (AGD), ce mercredi, les marchands vaquent tout bonnement à leurs occupations commerciales, quatre mois après les incendies de février dernier. Certains commerçants se sont rangés dans des espaces recouverts de tissus et de bâches. D’autres entament eux-mêmes la construction de leurs propres maisonnettes constituées, entre autres, de bois et de tôles, afin de mieux étaler leurs produits, notamment les chaussures. Dans le département des fournitures, la circulation n’est pas fluide. Les marchands et marchandes s’installent à leur corps défendant, à la recherche de clients éventuels. Beaucoup de produits, mais peu d’acheteurs. « Le sinistre du 18 février 2018 a réduit notre clientèle. Nous sommes dans un total inconfort. La construction de cette maisonnette me coûte 5 000 gourdes. À cela, s’ajoutent les dépenses liées au premier étal que j’ai loué et qui est parti en fumée », s’est plaint, sans prendre de gants, une marchande du comptoir des chaussures, qui avoue n’avoir pas encore trouvé d’endroit pour mettre en lieu sûr ses produits. Au marché du Port, dans le département des chaussures, là où l’incendie du 18 février dernier s’est déclaré et qui a en consumé une très grande partie, la situation est difficile.

 

Le gouvernement veut délivrer des documents aux migrants

Les autorités haïtiennes s’évertuent à mettre en place des dispositifs en vue de fournir des documents aux migrants haïtiens au Chili. De nombreux migrants ont soumis leur dossier, en vue d’obtenir un certificat de bonne vie et mœurs indispensable pour l’obtention de la carte de résidence chilienne. Les certificats de bonne vie et mœurs seront réclamés à la deuxième étape du processus de régulation qui sera lancée le 24 juillet 2018. Selon les statistiques, environ 130 000 migrants haïtiens se trouvent dans une situation irrégulière au Chili. En raison de la forte demande des migrants, le ministère haïtien de l’Intérieur se prépare à renforcer son siège diplomatique au Chili. Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités territoriales, Jean Reynaldo Brunet, s’est entretenu le 13 juin 2018 avec l’ambassadeur chilien à Port-au-Prince, Patricio Utreras. Préoccupé par la situation des migrants haïtiens, M. Brunet a annoncé la création d’une Commission spéciale. « Cette commission sera responsable de régulariser les dossiers des Haïtiens au Chili et de faciliter leur accès aux documents administratifs, y compris leur certificat de bonne vie et mœurs. » M. Brunet s’est dit déterminé à travailler, de concert avec le gouvernement chilien, pour le développement harmonieux des relations bilatérales.

 

  1. Bautista affirme qu’Haïti lui doit plus de 50 millions de dollars

Le gouvernement haïtien aurait une dette de plus de 50 millions de dollars envers le sénateur et homme d’affaires dominicain, Felix Bautista, actionnaire dans plusieurs sociétés commerciales, dans le cadre des contrats obtenus pour la reconstruction du pays, à la suite des catastrophes naturelles. Alors que les États-Unis viennent d’annoncer plusieurs sanctions (gel de biens, annulation de visa) contre le sénateur qu’ils accusent de corruption, le parlementaire a rétorqué à travers une note où il se dit innocent et annonce qu’il se prépare à faire appel des sanctions prises par les Américains contre lui. En ce qui concerne les contrats qu’il a passés avec l’État haïtien pour la reconstruction d’Haïti après des catastrophes naturelles, il dit avoir obtenu ces derniers dans des conditions légales. Qu’il les a gagnés par des appels d’offres, conformément aux lois haïtiennes. Aussi, il déclare avoir honoré sa part des contrats et précise que, contrairement aux accusations de malversations lancées contre lui pour les travaux non terminés en Haïti, c’est l’État haïtien qui n’aurait pas honoré envers lui, une dette s’élevant à la hauteur de 50 millions de dollars.

 

Un Haïtien arrêté avec une importante somme d’argent en RD

Anis Deuner Olner, un Haïtien, a été arrêté par les autorités de la Direction Générale des Douanes dominicaines à la frontière, à Malpasse, avec une somme importante de billets en gourdes et en dollars américains. Selon les informations, le ressortissant haïtien voyageait à bord d’un bus appartenant à la société de transport Metro, immatriculé I043153. Les sommes saisies sont respectivement de $ 30 201 et de 42 502 gourdes, a rapporté le site d’information, Listin Diario. Jusqu’à présent, Onel n’a pas déclaré aux autorités dominicaines d’où provenait l’argent et semble ne pas avoir l’intention de le faire. Le bus revenait de Port-au-Prince et son chauffeur a été identifié en tant que Maximiliano Antonio José Vilomar. Plusieurs organismes de renseignement de l’État dominicain ont participé à cette arrestation et ont ensuite transféré l’argent à l’administrateur des douanes de Jimani aux fins correspondantes.

 

Vers une éventuelle coopération entre Haïti et Vietnam

Le 13 juin dernier, l’ambassadeur du Vietnam en Haïti, Nguyên Trung Thành, a rencontré le président haïtien pour lui présenter ses lettres de créances, comme l’ont fait également l’ambassadeur du Mexique et celui de l’Australie. Le diplomate vietnamien a, dans la foulée, invité Jovenel Moïse à rendre une visite à son pays. Aussi, il a également rencontré et discuté avec le ministre haïtien des Affaires étrangères et des Cultes, Antonio Rodrigue et le ministre haïtien de l’Intérieur, Jean Marie Reynaldo Brunet, dans le cadre d’une visite de travail. M. Nguyên Trung Thành a profité de cette visite pour transmettre au président Jovenel Moïse, la volonté de son gouvernement qui est disposé à coopérer avec Haïti. Il estime que le commerce, les télécommunications, l’agriculture sont, entre autres, les domaines sur lesquels cette relation de coopération entre les deux pays doit être concrètement fixée.

 

Point de transbordement de trafic de migrants haïtiens

Gail Teixeira, membre du Parlement de la République de Guyana, attire l’attention sur une situation inquiétante qui se passe dans son pays. Depuis quelque temps, il s’avère que ce pays de la côte nord-atlantique de l’Amérique du Sud représente le point de transbordement pour un réseau de trafic humain impliquant, entre autres, des migrants haïtiens. En effet, la déduction faite par la députée, provient d’un ensemble de chiffres présentés par le ministre des Affaires civiques de Guyana, Winston Felix, qui a eu à répondre à des questions sur la migration par-devant le Parlement guyanien. En date du 23 mai 2018, il a fait savoir que 6 660 Haïtiens ont rejoint Guyana de 2013 à 2018, 1 175 ont laissé le pays jusqu’à date et la quantité restante est de 5 485. Dans une lettre publiée par le Stabroek news, la députée atteste que « d’après les chiffres fournis par le ministre Felix, il semble que Guyana soit utilisée comme point de transbordement pour un réseau important et bien organisé de traite des êtres humains ». «Ces victimes de la traite des êtres humains peuvent non seulement inclure des Haïtiens, mais aussi d’autres nationalités », poursuit-elle.

 

La Caravane réalise des infrastructures dans le Nord

La Présidence haïtienne fait état des résultats probants obtenus dans le cadre de la Caravane du changement dans le Nord. Un communiqué fait état d’importants travaux de bétonnage de diverses artères du Cap haïtien et de Trou-du-Nord. Les travaux permettront la réhabilitation des rues qui sont régulièrement inondées lors des averses. Les travaux de curage des canalisations sont réalisés dans les quartiers populeux et résidentiels. Des travaux de réhabilitation sont également réalisés sur les routes secondaires dans la cité Christophienne. Les quartiers de Petite-Anse, Chada, Fò-Sen- Michèl et la route de l’aéroport font partie des zones ayant bénéficié des travaux. Selon les autorités haïtiennes, les travaux d’infrastructures s’inscrivent dans le cadre des efforts pour redonner aux capois leur fierté. Dans le même temps, les techniciens de la Caravane du changement sont à pied d’œuvre au Trou-du-Nord, ville natale du chef de l’État.

 

20 juin, Journée mondiale du réfugié

Déclaration du Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, à l’occasion de la Journée mondiale du réfugié : «le 20 juin, en cette Journée mondiale du réfugié, nous témoignons de notre solidarité avec les réfugiés et les communautés qui les accueillent. Avec l’éclatement, la récurrence, la persistance et l’intensification des conflits, 68,5 millions de personnes sont arrachées de leur foyer chaque jour. Neuf sur dix d’entre elles se trouvent dans leur propre pays ou des pays voisins, et l’impact est colossal : sur les réfugiés eux-mêmes et sur les communautés qui leur ouvrent les portes. Aujourd’hui, plus que jamais, prendre soin des réfugiés doit être une responsabilité mondiale et partagée. Il est temps de faire les choses différemment. Un nouveau modèle est à l’essai et il donne des résultats positifs ; il est fondé sur l’équité et la justice ainsi que sur les valeurs et les normes humanitaires. Les pays et les communautés doivent recevoir un soutien plus systématique et durable, lorsqu’ils assument la tâche de venir en aide aux familles déracinées. Les réfugiés eux-mêmes doivent être inclus dans leurs nouvelles communautés et se voir offrir la chance de réaliser leur potentiel. De plus, des solutions s’imposent pour aider les réfugiés à rentrer chez eux, lorsque les conditions le permettent, ou à reconstruire leur existence ailleurs. Le Pacte mondial sur les réfugiés — dont l’adoption est prévue cette année — vise la concrétisation de ces objectifs».

 

Le Roi des Belges honore Michèle Pierre-Louis

Le lundi 11 juin 2018, l’Ambassadeur du Royaume de Belgique, S.E.M. Patrick Van Gheel, a remis à Madame Michèle Pierre-Louis, née Duvivier, la distinction d’« Officier de l’Ordre de Léopold ». Ce titre a été décerné à la présidente de FOKAL par le Roi des Belges, Sa Majesté le Roi Philippe, par Arrêté Royal du 8 mai 2018. La cérémonie de la décoration a eu lieu lors d’une réception au Consulat de Belgique à Port-au-Prince, en présence de Mme Pascale Delcomminette, Administratrice générale de Wallonie-Bruxelles International (WBI). « La Belgique a décidé d’octroyer cette distinction à Madame Pierre-Louis pour sa contribution exemplaire au développement d’Haïti, notamment dans le domaine de la culture, de l’éducation, du renforcement de la société civile et des droits de la femme », a déclaré l’Ambassadeur Van Gheel, lors de la remise de la médaille et du brevet officiel, propos repris dans le communiqué de l’Ambassade. « Je suis très émue et surprise de recevoir cet honneur de la part de la Belgique, en présence de ma famille et de mes collègues de la FOKAL. C’est avec joie que j’ai appris que l’Ambassade de Belgique avait proposé mon nom au Roi des Belges pour cette haute distinction », a réagi Madame Pierre-Louis, après la cérémonie. « Si je reçois cette décoration, c’est beaucoup grâce à vous et à notre travail collectif », s’était-elle exprimée à ses collaborateurs de la FOKAL, dans une correspondance leur annonçant la nouvelle.

 

Plaidoyer pour une fiscalité au service de la politique énergétique

Un colloque a eu lieu, le mardi 19 juin 2018 à Port-au-Prince, sur le thème : « la fiscalité, instrument au service de la politique énergétique ». Toute fiscalisation, toute régulation du secteur énergétique doit être accompagnée d’une culture de l’énergie, a souligné l’économiste et politologue Joseph Harold Pierre, lors du colloque, organisé par l’Observatoire de l’énergie en Haïti (ObservEH). La fiscalisation de l’énergie, c’est surtout une question politique. Par conséquent, l’État doit s’en informer avant de procéder à toute fiscalisation, avance-t-il. Il appelle à fonder toute régulation sur les théories du marché. L’électricité demeure, pour Pierre, la source énergétique la plus importante et la plus efficace, en rapport à la croissance économique. Le président Jovenel Moïse a réitéré, à plusieurs reprises, sa promesse de doter le pays d’électricité publique 24h/24. Subventionnée par l’État à hauteur de 200 millions de USD par an, l’Électricité d’Haïti (ED’H) connaît, depuis quelques temps, d’énormes déficits de recettes.

 

L’interpellation du premier ministre Lafontant fixée au 28 juin 2018

Une séance d’interpellation du Premier ministre Jack Guy Lafontant et de ses ministres, est fixée au jeudi 28 juin 2018, à la Chambre des députés. La décision a été adoptée, le lundi 18 juin 2018, lors de la conférence des présidents de la chambre des députés, selon ce qu’a confirmé le député de Limonade, Tanis Tertilus. Durant le week-end écoulé, le député Kétel Jean-Philippe, de la minorité de l’opposition, a estimé que l’interpellation du chef du gouvernement était un passage obligé pour dénouer la crise au Parlement. Le lundi 11 juin 2018, Lafontant a été hué au Parlement où il devait présenter le bilan de ses actions au cours des six (6) derniers mois (janvier à juin 2018), lors de l’ouverture de la deuxième session ordinaire de l’année législative. L’initiative d’interpeller le premier ministre Lafontant a été prise par le groupe minoritaire de 16 députés, pour sa « mauvaise gouvernance et les graves violations de la Constitution du 29 mars 1987 amendée », entre autres.

 

L’UNNOH dénonce des irrégularités dans les textes d’examens de la neuvième année fondamentale

L’Union nationale des normaliennes et normaliens haïtiens (UNNOH) critique des irrégularités enregistrées dans les textes d’examens officiels de la neuvième année fondamentale, déroulés du 11 au 13 juin 2018. Les autorités du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) doivent prendre des mesures drastiques pour éviter la répétition de telles irrégularités dans les textes d’examens officiels, souhaite l’UNNOH, lors d’une conférence de presse, le lundi 18 juin 2018. Elle appelle les autorités étatiques «à mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut» afin d’éviter des dérives dans le système éducatif haïtien. Elle dit relever beaucoup de fautes dans les textes d’examens d’anglais, de mathématiques et de sciences expérimentales. Elle cite en exemple la mauvaise formulation de certaines questions, des fautes grammaticales et des mots mal placés. Les élèves ne doivent pas subir les conséquences de ces irrégularités, met-elle en garde.

 

Décès du directeur à l’information de la Télé Vision 2000, Jean Motlair Charles

Le directeur à l’information de la Télé Vision 2000, Jean Motlair Charles, âgé de 47 ans, est décédé le lundi 18 juin 2018, à la suite de problèmes de santé endurés pendant un mois. Motlair souffrait d’une grippe et de maux de tête, a précisé le journaliste Diego Charles, son confrère à Radio Vision 2000. Le journaliste a intégré Vision 2000 depuis environ quatre (4) ans, rappelle Charles. « Il faisait toujours preuve de professionnalisme dans tout ce qu’il entreprenait. C’était aussi un grand travailleur, sage et cordial. », Exprime-t-il. « C’est un coup énorme pour nous au sein de Vision 2000. Nous sommes dans la consternation la plus totale », regrette-t-il.

 

La Barbade supprime les exigences de visa pour les Haïtiens

La Barbade élimine les exigences de visa pour les Haïtiens voulant voyager sur son sol, car aux yeux de l’actuelle administration barbadienne, dirigée par Mia Mottley, elles sont « illégales ». En tant que membres de la CARICOM, il n’y avait aucune raison valable pour exiger un visa à un citoyen haïtien pour aller à la Barbade, soutient le ministre barbadien de l’Intérieur, Edmund Hinkson. Selon l’officiel, c’était pour lui une surprise quand il a appris l’existence d’une telle procédure qui va d’ailleurs à l’encontre du principe de non-discrimination prévu par le Traité de Chaguaramas régissant le déplacement des citoyens de la CARICOM au sein de la Caraïbe. « Cela n’aurait pas dû être le cas », a dit le ministre, selon ce que rapporte St-Lucia News Online. Monsieur Hinkson soutient qu’il n’a appris cela que samedi et promet que son pays va travailler en vue de respecter toutes les conventions dont il est signataire. Dans la foulée, le responsable a révélé que son ministère était en train de préparer un livre blanc sur l’immigration, en vue d’approfondir le mouvement d’intégration et les relations de ce pays avec le reste de la région. Néanmoins, il dit reconnaître que les politiques et la législation de la Barbade en matière d’immigration doivent subir des reformes, en vue d’une meilleure harmonisation des rapports de la Barbade avec les autres peuples de la Caraïbes.

 

Trois Haïtiens retrouvés morts dans une maison au Chili

Trois immigrants haïtiens ont été retrouvés morts dans une maison située dans la rue Pedro Aguirre Cerda à Santa Gertrudis, au Chili. Selon les premières informations communiquées par les autorités chiliennes, ils seraient morts après avoir inhalé du monoxyde de carbone, pendant qu’ils s’endormaient. Ces Haïtiens ont été identifiés comme Kerby Badeaux, 24 ans, Inercharles Mathurin, 30 ans et Olguine Isema, 32 ans. Les pompiers se sont dépêchés d’intervenir sur place, après avoir reçu un appel téléphonique signalant le fait, a confirmé le capitaine Diego Zuleta. Ils ont tenté, mais en vain, de réanimer les corps des victimes. Après ces efforts, les pompiers ont fait appel au service ambulancier national qui a transporté les cadavres après avoir également tenté de nouvelles manœuvres de réanimation. Les enquêteurs ont découvert un brasier dans la chambre où logeaient ces Haïtiens. Ils pensent que ces derniers l’utilisaient comme moyen de réchauffer la pièce. L’Ambassade d’Haïti au Chili a dépêché Chilian Adrien Joubert en tant que représentant auprès des autorités chiliennes. Le diplomate discute actuellement sur un éventuel rapatriement des cadavres.

 

Un sénateur américain demande des enquêtes sur la DEA en Haïti

« Des quantités substantielles de cocaïne et d’autres stupéfiants à destination de la Floride, sont trafiquées à travers Haïti. Ces drogues illicites doivent être interdites avant qu’elles n’atteignent nos côtes ». Ce sont des mots issus d’une lettre du sénateur américain, Marco Rubio, à l’inspecteur général, Michael Horowitz. Le Congressman demande que des enquêtes soient menées sur l’administration de la Drug Enforcement Administration (DEA) en Haïti. Le sénateur se joint au Comité de surveillance de la réforme du gouvernement pour exiger des éclaircissements sur les allégations de représailles et de mauvaise gestion de personnel qui circulent contre la DEA. « Les allégations de représailles des dénonciateurs et les questions de personnel sont extrêmement préoccupantes et, si elles sont vraies, sont contre-productives pour la mission critique de la DEA dans les Caraïbes », a poursuivi Rubio dans sa lettre. La nouvelle a été partagée par Miami Herald qui annonce qu’en mai dernier, le président du comité, Trey Gowdy, un républicain de Caroline du Sud, et le député Elijah E. Cummings du Maryland, le plus haut démocrate du comité, avaient également écrit à Horowitz pour lui demander de revoir ces allégations.

 

Jovenel Moïse vers l’électrification du pays 24 heures sur 24

Le président de la République, Jovenel Moïse, accompagné, entre autres, du ministre des Travaux publics, Transport et Communications : Fritz Caillot, du directeur général de l’EDH : Hervé Pierre-Louis, du directeur général de l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (ANARSE) : le Dr Evenson Calixte, et en présence des sénateurs du Centre, Wilot Joseph, Rony Célestin, Wilfrid Gélin et du député de Boucan-Carré, Jude Jean, ainsi que d’autres élus locaux, a procédé à la remise en marche des trois turbines de la Centrale hydroélectrique de Péligre qui doit jouer un rôle essentiel dans le grand projet d’alimenter le pays en courant électrique 24 h sur 24, selon un communiqué. En cette grande occasion, le chef de l’État a tenu à remercier les partenaires internationaux, notamment la République d’Allemagne, la Banque interaméricaine de développement (BID) et l’OPEC Funds International Développement (OFID) qui ont contribué à la réhabilitation de ces turbines, ce qui va permettre à cette Centrale de fonctionner à plein régime et de produire environ 54 mégawatts de courant. Aussi a-t-il tenu à souligner l’importance de l’électricité dans le grand projet visant à placer Haïti sur la voie du changement et du développement durable. Le chef de l’État en a profité pour annoncer à la population du département du Centre et au reste du pays, que des travaux seront effectués pour réparer et construire des micro-réseaux devant alimenter tous les foyers en énergie électrique 24 heures sur 24.

Altidor Jean Hervé

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