Les États généraux se poursuivent

La Police mène une enquête contre un réseau d’Haïtiens
La police d’Investigation de Los Andres (PDI), au Chili, a ouvert une enquête contre un éventuel réseau de falsification de documents d’immigration. Les enquêteurs ont fait l’annonce après qu’une Haïtienne ait présenté une carte de travail pour étrangers comportant plusieurs anomalies. Les papiers qu’elle a présentés étaient plutôt associés à celui d’un autre Haïtien, a rapporté Biobio Chile. À la suite de cet incident, le sous-préfet de la province de Los Andres, Jaime Álvarez, chef de la brigade d’enquête des crimes économiques locaux, n’exclut pas l’existence d’un groupe dédié à la modification des documents. Il pense que des Haïtiens pourraient faire partie de ce réseau et profiteraient du déficit linguistique de certains de leurs compatriotes.
Enquête sur le décès de l’inspecteur Jean Claude Pierre
Le directeur départemental de l’Ouest de la PNH, Berson Soljour, informe qu’une enquête a été diligentée afin d’élucider les circonstances du décès de l’inspecteur Jean Claude Pierre. Ce dernier avait été retrouvé mort, dans sa voiture garée dans la cour du commissariat de Cabaret auquel il a été affecté. Les premières informations fournies par le juge de paix de la zone faisaient état d’un éventuel suicide. Toutefois, la famille du défunt rejette cette thèse. Elle évoque de préférence un cas d’assassinat. En tout cas, le commissaire divisionnaire, Berson Soljour, déplore le décès de l’inspecteur Jean Claude Pierre qui, dit-il, constitue une perte énorme pour la police nationale. À la suite de la mort de l’inspecteur Jean Claude Pierre, le responsable du département de l’Ouest de la PNH avait informé que des pourparlers étaient en cours avec des responsables de l’organisation Centre pour la médecine du corps-esprit (Center for mind body-medicine) en vue d’offrir des supports psychologiques aux policiers qui vivent un traumatisme après avoir mené des opérations dans des zones violentes.
Accident de circulation à Merger
Dans l’après-midi du jeudi 21 juin 2018, un accident de la circulation est survenu sur la route nationale numéro 2, au niveau de Merger et a fait trois (3) blessés dont un grièvement, rapporte le député de la circonscription de Gressier, Antonio Véricain. Cela s’est produit au moment où un camion qui transportait des matériaux de construction a heurté un minibus (Hiace) assurant le trajet Port-au-Prince/Cayes. Aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée au cours de l’accident, selon le parlementaire. Il signale, par ailleurs, que les excès de vitesse constituent l’une des causes et un facteur qui aggrave souvent les accidents de la route. En ce sens, il lance un appel à la prudence à l’endroit des conducteurs.
La localité de Pignon, frappée par la sécheresse
Depuis plusieurs mois, les planteurs de Pignon font face à de sérieuses difficultés, en raison de la sécheresse qui frappe cette commune du département du Nord, selon le coordonnateur de l’Association des planteurs de Pignon, Saint-Dieu Louis. Il informe qu’il n’a pas plu sur la commune, depuis plusieurs mois. Cette sècheresse a provoqué d’énormes pertes agricoles. Les cultures du maïs, du petit mil, les premiers atouts des paysans, sont complètement détruites, se plaint Saint-Dieu Louis qui indique que l’espoir de ses pairs repose uniquement sur la canne-à-sucre, une plante résistante à la sécheresse.
Environ 50 migrants haïtiens bloqués dans une ville au Brésil
Plus de 50 Haïtiens se trouvent actuellement dans une situation délicate à Corumbá, une ville du Brésil. Insatisfaits de leurs conditions de vie au Chili, ces migrants et plusieurs compatriotes veulent essayer le Brésil. Beaucoup d’entre eux demandent un statut de réfugié à la Police fédérale brésilienne, seul moyen de rejoindre leurs proches qui habitent déjà ce pays. O Globo a annoncé qu’ils veulent laisser Corumbá à tout prix, parce qu’ils n’ont aucun lieu d’hébergement. D’après la Pastorale de la mobilité humaine, tous les jours, au moins 200 Haïtiens traversent Corumbá pour entamer une nouvelle vie au Brésil. Ils arrivent de plus en plus depuis la frontière de la Bolivie. Le Défenseur Public de l’Union (DPU) qui a réalisé une visite dans la ville, s’inquiète de la situation. L’organisme des Droits de l’homme tire la sonnette d’alarme contre le manque de politique publique vis-à-vis de ces migrants. Le DPU a envoyé un document à la mairie de Corumbá, suggérant un ensemble de dix mesures à faire respecter, en vertu de la loi sur l’immigration.
Le Chili va faire vacciner les immigrants Haïtiens et Vénézuéliens

Un ex-sénateur pro-PHTK, favorable à l’interpellation du PM Lafontant
L’ex-sénateur du Sud-Est, Edwin Zenny, dit appuyer la décision des seize (16) députés d’interpeller le chef du Gouvernement. Cet allié de l’équipe Tèt Kale juge que les conditions de vie se détériorent de plus en plus dans le pays. Toutefois, il se dit contre l’idée que cette mesure soit motivée par des intérêts personnels plutôt que collectifs. « Je pense que les députés interpellateurs remplissent leur devoirs dans la démarche entreprise, étant donné que les situations socio-économiques du pays s’empirent, ils ont entamé une procédure d’interpellation ». Par ailleurs, l’ancien représentant du département du Sud-Est au Parlement, appelle les différents acteurs politiques au dialogue, en vue de sortir le pays de l’ornière de la misère.
Les marchands n’en peuvent plus, quatre mois après

Le gouvernement veut délivrer des documents aux migrants

- Bautista affirme qu’Haïti lui doit plus de 50 millions de dollars

Un Haïtien arrêté avec une importante somme d’argent en RD

Vers une éventuelle coopération entre Haïti et Vietnam

Point de transbordement de trafic de migrants haïtiens
Gail Teixeira, membre du Parlement de la République de Guyana, attire l’attention sur une situation inquiétante qui se passe dans son pays. Depuis quelque temps, il s’avère que ce pays de la côte nord-atlantique de l’Amérique du Sud représente le point de transbordement pour un réseau de trafic humain impliquant, entre autres, des migrants haïtiens. En effet, la déduction faite par la députée, provient d’un ensemble de chiffres présentés par le ministre des Affaires civiques de Guyana, Winston Felix, qui a eu à répondre à des questions sur la migration par-devant le Parlement guyanien. En date du 23 mai 2018, il a fait savoir que 6 660 Haïtiens ont rejoint Guyana de 2013 à 2018, 1 175 ont laissé le pays jusqu’à date et la quantité restante est de 5 485. Dans une lettre publiée par le Stabroek news, la députée atteste que « d’après les chiffres fournis par le ministre Felix, il semble que Guyana soit utilisée comme point de transbordement pour un réseau important et bien organisé de traite des êtres humains ». «Ces victimes de la traite des êtres humains peuvent non seulement inclure des Haïtiens, mais aussi d’autres nationalités », poursuit-elle.
La Caravane réalise des infrastructures dans le Nord
La Présidence haïtienne fait état des résultats probants obtenus dans le cadre de la Caravane du changement dans le Nord. Un communiqué fait état d’importants travaux de bétonnage de diverses artères du Cap haïtien et de Trou-du-Nord. Les travaux permettront la réhabilitation des rues qui sont régulièrement inondées lors des averses. Les travaux de curage des canalisations sont réalisés dans les quartiers populeux et résidentiels. Des travaux de réhabilitation sont également réalisés sur les routes secondaires dans la cité Christophienne. Les quartiers de Petite-Anse, Chada, Fò-Sen- Michèl et la route de l’aéroport font partie des zones ayant bénéficié des travaux. Selon les autorités haïtiennes, les travaux d’infrastructures s’inscrivent dans le cadre des efforts pour redonner aux capois leur fierté. Dans le même temps, les techniciens de la Caravane du changement sont à pied d’œuvre au Trou-du-Nord, ville natale du chef de l’État.
20 juin, Journée mondiale du réfugié

Le Roi des Belges honore Michèle Pierre-Louis

Plaidoyer pour une fiscalité au service de la politique énergétique
Un colloque a eu lieu, le mardi 19 juin 2018 à Port-au-Prince, sur le thème : « la fiscalité, instrument au service de la politique énergétique ». Toute fiscalisation, toute régulation du secteur énergétique doit être accompagnée d’une culture de l’énergie, a souligné l’économiste et politologue Joseph Harold Pierre, lors du colloque, organisé par l’Observatoire de l’énergie en Haïti (ObservEH). La fiscalisation de l’énergie, c’est surtout une question politique. Par conséquent, l’État doit s’en informer avant de procéder à toute fiscalisation, avance-t-il. Il appelle à fonder toute régulation sur les théories du marché. L’électricité demeure, pour Pierre, la source énergétique la plus importante et la plus efficace, en rapport à la croissance économique. Le président Jovenel Moïse a réitéré, à plusieurs reprises, sa promesse de doter le pays d’électricité publique 24h/24. Subventionnée par l’État à hauteur de 200 millions de USD par an, l’Électricité d’Haïti (ED’H) connaît, depuis quelques temps, d’énormes déficits de recettes.
L’interpellation du premier ministre Lafontant fixée au 28 juin 2018
Une séance d’interpellation du Premier ministre Jack Guy Lafontant et de ses ministres, est fixée au jeudi 28 juin 2018, à la Chambre des députés. La décision a été adoptée, le lundi 18 juin 2018, lors de la conférence des présidents de la chambre des députés, selon ce qu’a confirmé le député de Limonade, Tanis Tertilus. Durant le week-end écoulé, le député Kétel Jean-Philippe, de la minorité de l’opposition, a estimé que l’interpellation du chef du gouvernement était un passage obligé pour dénouer la crise au Parlement. Le lundi 11 juin 2018, Lafontant a été hué au Parlement où il devait présenter le bilan de ses actions au cours des six (6) derniers mois (janvier à juin 2018), lors de l’ouverture de la deuxième session ordinaire de l’année législative. L’initiative d’interpeller le premier ministre Lafontant a été prise par le groupe minoritaire de 16 députés, pour sa « mauvaise gouvernance et les graves violations de la Constitution du 29 mars 1987 amendée », entre autres.
L’UNNOH dénonce des irrégularités dans les textes d’examens de la neuvième année fondamentale
L’Union nationale des normaliennes et normaliens haïtiens (UNNOH) critique des irrégularités enregistrées dans les textes d’examens officiels de la neuvième année fondamentale, déroulés du 11 au 13 juin 2018. Les autorités du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) doivent prendre des mesures drastiques pour éviter la répétition de telles irrégularités dans les textes d’examens officiels, souhaite l’UNNOH, lors d’une conférence de presse, le lundi 18 juin 2018. Elle appelle les autorités étatiques «à mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut» afin d’éviter des dérives dans le système éducatif haïtien. Elle dit relever beaucoup de fautes dans les textes d’examens d’anglais, de mathématiques et de sciences expérimentales. Elle cite en exemple la mauvaise formulation de certaines questions, des fautes grammaticales et des mots mal placés. Les élèves ne doivent pas subir les conséquences de ces irrégularités, met-elle en garde.
Décès du directeur à l’information de la Télé Vision 2000, Jean Motlair Charles
Le directeur à l’information de la Télé Vision 2000, Jean Motlair Charles, âgé de 47 ans, est décédé le lundi 18 juin 2018, à la suite de problèmes de santé endurés pendant un mois. Motlair souffrait d’une grippe et de maux de tête, a précisé le journaliste Diego Charles, son confrère à Radio Vision 2000. Le journaliste a intégré Vision 2000 depuis environ quatre (4) ans, rappelle Charles. « Il faisait toujours preuve de professionnalisme dans tout ce qu’il entreprenait. C’était aussi un grand travailleur, sage et cordial. », Exprime-t-il. « C’est un coup énorme pour nous au sein de Vision 2000. Nous sommes dans la consternation la plus totale », regrette-t-il.
La Barbade supprime les exigences de visa pour les Haïtiens

Trois Haïtiens retrouvés morts dans une maison au Chili
Trois immigrants haïtiens ont été retrouvés morts dans une maison située dans la rue Pedro Aguirre Cerda à Santa Gertrudis, au Chili. Selon les premières informations communiquées par les autorités chiliennes, ils seraient morts après avoir inhalé du monoxyde de carbone, pendant qu’ils s’endormaient. Ces Haïtiens ont été identifiés comme Kerby Badeaux, 24 ans, Inercharles Mathurin, 30 ans et Olguine Isema, 32 ans. Les pompiers se sont dépêchés d’intervenir sur place, après avoir reçu un appel téléphonique signalant le fait, a confirmé le capitaine Diego Zuleta. Ils ont tenté, mais en vain, de réanimer les corps des victimes. Après ces efforts, les pompiers ont fait appel au service ambulancier national qui a transporté les cadavres après avoir également tenté de nouvelles manœuvres de réanimation. Les enquêteurs ont découvert un brasier dans la chambre où logeaient ces Haïtiens. Ils pensent que ces derniers l’utilisaient comme moyen de réchauffer la pièce. L’Ambassade d’Haïti au Chili a dépêché Chilian Adrien Joubert en tant que représentant auprès des autorités chiliennes. Le diplomate discute actuellement sur un éventuel rapatriement des cadavres.
Un sénateur américain demande des enquêtes sur la DEA en Haïti
« Des quantités substantielles de cocaïne et d’autres stupéfiants à destination de la Floride, sont trafiquées à travers Haïti. Ces drogues illicites doivent être interdites avant qu’elles n’atteignent nos côtes ». Ce sont des mots issus d’une lettre du sénateur américain, Marco Rubio, à l’inspecteur général, Michael Horowitz. Le Congressman demande que des enquêtes soient menées sur l’administration de la Drug Enforcement Administration (DEA) en Haïti. Le sénateur se joint au Comité de surveillance de la réforme du gouvernement pour exiger des éclaircissements sur les allégations de représailles et de mauvaise gestion de personnel qui circulent contre la DEA. « Les allégations de représailles des dénonciateurs et les questions de personnel sont extrêmement préoccupantes et, si elles sont vraies, sont contre-productives pour la mission critique de la DEA dans les Caraïbes », a poursuivi Rubio dans sa lettre. La nouvelle a été partagée par Miami Herald qui annonce qu’en mai dernier, le président du comité, Trey Gowdy, un républicain de Caroline du Sud, et le député Elijah E. Cummings du Maryland, le plus haut démocrate du comité, avaient également écrit à Horowitz pour lui demander de revoir ces allégations.
Jovenel Moïse vers l’électrification du pays 24 heures sur 24
Le président de la République, Jovenel Moïse, accompagné, entre autres, du ministre des Travaux publics, Transport et Communications : Fritz Caillot, du directeur général de l’EDH : Hervé Pierre-Louis, du directeur général de l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (ANARSE) : le Dr Evenson Calixte, et en présence des sénateurs du Centre, Wilot Joseph, Rony Célestin, Wilfrid Gélin et du député de Boucan-Carré, Jude Jean, ainsi que d’autres élus locaux, a procédé à la remise en marche des trois turbines de la Centrale hydroélectrique de Péligre qui doit jouer un rôle essentiel dans le grand projet d’alimenter le pays en courant électrique 24 h sur 24, selon un communiqué. En cette grande occasion, le chef de l’État a tenu à remercier les partenaires internationaux, notamment la République d’Allemagne, la Banque interaméricaine de développement (BID) et l’OPEC Funds International Développement (OFID) qui ont contribué à la réhabilitation de ces turbines, ce qui va permettre à cette Centrale de fonctionner à plein régime et de produire environ 54 mégawatts de courant. Aussi a-t-il tenu à souligner l’importance de l’électricité dans le grand projet visant à placer Haïti sur la voie du changement et du développement durable. Le chef de l’État en a profité pour annoncer à la population du département du Centre et au reste du pays, que des travaux seront effectués pour réparer et construire des micro-réseaux devant alimenter tous les foyers en énergie électrique 24 heures sur 24.
Altidor Jean Hervé
