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L’ex-député Arnel Bélizaire et l’homme d’affaires Charles Saint-Rémy, sanctionnés

La série de sanctions du Canada se poursuit contre des dirigeants politiques et des hommes
d’affaires haïtiens, avec les sanctions contre Charles (Kiko) Saint-Rémy, et l’ancien député,
Arnel Bélizaire pour support aux gangs et trafic de drogue.
La ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly , a déclaré, le vendredi 13 janvier,
que le Canada impose des sanctions supplémentaires, en vertu du Règlement sur les mesures
économiques spéciales visant Haïti, en réponse à des actes de corruption à grande échelle,
alimentant la crise qui sévit dans le pays. Ces dernières sanctions visent 2 membres de l’élite
haïtienne : l’homme d’affaires et associé de l’ancien président Michel Martelly, Charles Saint-
Rémy, et l’ancien député, Arnel Bélizaire. Les sanctions leur imposent une interdiction sur les
opérations, ce qui a pour effet de geler tout avoir qu’ils pourraient détenir au Canada. Ces
personnes sont interdites d’entrer au Canada, en vertu de la Loi sur l’immigration et la
protection des réfugiés, peut-on lire dans ce communiqué.
Le Canada dit avoir des raisons de croire que «ces personnes se servent de leur statut
de membres en vue de l’élite en Haïti, pour protéger des gangs criminels armés et permettre
leurs activités illégales, notamment par le trafic de drogues et d’autres actes de corruption.»
Ces gangs et leurs partisans, poursuit le Canada, continuent de terroriser impunément les
populations vulnérables en Haïti et précipitent la crise humanitaire dans laquelle le pays est
plongé, marquée notamment par la résurgence du choléra. Ils commettent également des actes
de violence indescriptibles contre les populations touchées et empêchent la prestation de
services essentiels et l’acheminement d’aide humanitaire.
Toujours selon le communiqué, les sanctions imposées par le Canada visent à faire
pression sur les personnes responsables de la violence, y compris la violence sexuelle
généralisée, et de l’instabilité en Haïti. Ces personnes doivent cesser de verser des fonds et de
fournir des armes aux gangs criminels en Haïti. Le Canada condamne la militarisation de la
violence sexuelle en Haïti, qui dévaste la vie de tant de personnes dans le pays.
Emmanuel Saintus

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