Site icon Latest News, Breaking News, National News, World News, Haiti News – Journal Haiti Progres

Dégradation de la situation des migrants haïtiens dans le monde

En Haïti, l’aggravation des crises socio-économico-politiques et l’augmentation continue de l’insécurité (enlèvements, vols, viols, assassinats…) sont les principales causes qui poussent les Haïtiens, notamment ceux et celles issus des couches les plus vulnérables, à fuir le pays, à la recherche d’une vie meilleure…

Selon les autorités migratoires du Panama, cette année, les migrants haïtiens constituent le troisième groupe de migrants le plus important à traverser la jungle colombienne du «Darien Gap», l’une des régions les plus dangereuses d’Amérique latine, une zone de marais et de forêts hostiles, d’environ 8 000 km2 où 3 groupes de rebelles s’affrontent, passage indispensable pour parvenir au Panama. C’est une traversée pendant laquelle les Haïtiens sont parfois volés, agressés ou violés en cours de route et où des dizaines trouvent la mort, chaque année, pour diverses raisons (agression, santé, animaux venimeux, rebelles etc…)

Septembre dernier a marqué le premier anniversaire de la crise Del Rio qui a engendré des expulsions de dizaines de milliers de migrants haïtiens vers Haïti par les USA et le Mexique.

Si Amnesty international a révélé, dans son dernier rapport en septembre dernier, les nombreux cas de violations du droit des migrants haïtiens (maltraitances, tortures physiques et psychologiques et racisme) lors de la crise Del Rio, il n’en demeure pas moins que les migrants haïtiens présents encore aujourd’hui à la frontière mexicano-américaine continuent de faire face à des situations très difficiles. À Tijuana, à Acuno et Renoysa, entre autres, les migrants haïtiens vivent dans la rue, sur les places publiques, sans travail et sans possibilité de se faire soigner dans les centres hospitaliers.

En ce qui concerne les migrants présents en République Dominicaine, les organisations de droits humains ne cessent de déplorer les multiples cas de violations de droit de ces derniers, lors des processus de rapatriement.

Par ailleurs, malgré la situation catastrophique, Haïti continue de recevoir des rapatriés, principalement de la République Dominicaine (300 à 700 par jours, actuellement, selon la Direction Générale de la Migration – DGM) mais aussi de Cuba et des Bahamas, entre autres…

Dans le cadre du cordon sanitaire préventif, mis en place le long de la frontière avec Haïti en raison de la réapparition de cas de choléra, les autorités dominicaines de la Province de Dajabón ont annoncé qu’elles interdisaient l’entrée d’aliments cuits en provenance d’Haïti, dans les installations du marché frontalier bilatéral de cette ville. L’information a été rendue publique, lors d’une réunion à Dajabón de responsables, dirigée par Francisco García Espinal, le Directeur provincial de la santé publique, sur les mesures sanitaires à mettre en œuvre après l’apparition d’une nouvelle épidémie de choléra en Haïti. Comme l’a expliqué Francisco García Espinal, des tentes et des lave-mains seront installés dans les prochaines heures. De plus, un personnel spécialisé sera déployé sur place pour traiter tous les cas suspects qui entreraient par cette partie de la frontière.

En ce qui concerne le marché frontalier, les autorités se sont coordonnées avec le bureau du Maire pour mettre en place des installations de lavage des mains et d’autres mesures de prévention, afin de prévenir une éventuelle propagation de la maladie sur le territoire dominicain. Au cours de la réunion, les autorités ont exhorté la population à bien faire cuire les aliments qu’elle mange et de se laver les mains fréquemment pour éviter une éventuelle infection.

Eliacin Evens

Exit mobile version