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Un nouveau gouvernement est à l’horizon…

Le président du Sénat, Joseph Lambert, annonce des dispositions prises entre les différents acteurs, concernant l’avenir politique du pays. Dans un message pré-enregistré, d’une durée de dix minutes, le président du Sénat haïtien, Joseph Lambert, s’est adressé à la population, au sujet de l’avenir politique du pays. L’élu du département du Sud-Est a annoncé de nouvelles dispositions qui ont été prises entre les acteurs sociaux et politiques, afin d’apporter une solution à cette crise qui perdure.

Dans ce message, Joseph Lambert a révélé que des discussions entre plusieurs secteurs de la vie nationale ont eu lieu, afin de trouver une solution à cette crise. D’après le président du Sénat, une entente a été trouvée entre les acteurs. «Je viens vous annoncer que des dispositions ont été prises entre les acteurs pour mettre en place une nouvelle structure de gouvernance de la transition, devant mener à des objectifs fondamentaux, tels que: la mise en place d’un nouveau gouvernement, d’un haut Conseil de la transition, le renforcement du pouvoir judiciaire, et la formation d’un nouveau conseil électoral provisoire», a-t-il déclaré. Le temps prévu par les acteurs pour mettre en place ce processus devrait prendre entre 12 et 18 mois, a-t-il ajouté.

Plus loin dans ses interventions, le sénateur Joseph Lambert a abordé le sujet des élections, un processus lié dans la nouvelle structure de gouvernance de la transition établie par les acteurs, lors de leur rencontre. «Le renforcement du pouvoir judiciaire a pour objectif de créer des conditions pour nommer des juges à la Cour de Cassation, selon des mécanismes établis, dans le but de nommer un Conseil Électoral et de mettre le cap vers les élections, le plus rapidement possible», a-t-il fait savoir. Pour le parlementaire, ces élections permettront le renouvellement de la classe politique, un retour à la normalité institutionnelle avec des élus et des institutions légitimes, a-t-il dit.

Joseph Lambert demande aux différents acteurs, notamment les acteurs de l’Accord de Montana et de PEN, de continuer à dialoguer, en rappelant que l’heure est au dialogue et au compromis, afin de sortir le pays de cette situation chaotique. «Sovtaj nasyonal la, fòk nou fè l», a-t-il indiqué.

Il a cité le premier ministre Ariel Henry, dans ses interventions, qui avait sollicité le dialogue. Monsieur Lambert invite les différentes couches de la nation à faire un dépassement de soi et à passer de la parole aux actes. «Au nom du Sénat, je les encourage au dialogue, vu la situation catastrophique que vit la population», a-t-il lancé.

L’élu du Sud-Est demande à la population d’exprimer sa colère pacifiquement, tout en évitant les dérapages. «Tout moun dwe konprann sa nou ap viv la a, e se a nou tout, patikilyèman aktè politik yo, pou kreye kondisyon pou n dote peyi a de dokiman konsansis sa a », a-t-il conclu.

Notons qu’au début de son discours, le sénateur Joseph Lambert s’est dit consterné par la misère extrême des citoyens qui font face, au quotidien, à la faim, au chômage et, maintenant, à une crise de carburant.

De son côté, Jean-Charles Moïse évoque un Conseil des Sages pour gouverner. L’ex-sénateur, leader du parti de l’opposition radicale, «Pitit Dessalines», annonce une journée de manifestation au Cap-Haïtien, le mardi 20 septembre 2020. Il exige le départ du premier ministre, Ariel Henry, et la mise sur pied d’un Conseil des Sages, après son départ, pour diriger le pays pendant un an.

En outre, la Coalition des Forces Politiques réclame un gouvernement inclusif. La situation socio-économique se dégrade. Des routes sont bloquées, des entreprises, pillées, et des institutions publiques, vandalisées. La Coalition Nationale des Forces Politiques et Démocratiques Haïtiennes plaide en faveur de la mise en place d’un gouvernement inclusif, capable de répondre aux préoccupations des citoyens en colère. «Toute société, qui se veut civilisée, doit privilégier le dialogue au détriment de la violence aveugle. La violence parle, certes, plus fort que le dialogue, mais ce dernier se révèle plus efficace dans toute résolution de conflits», font remarquer les dirigeants de cette structure socio-politique.

«Nous sommes convaincus que la population est en droit de revendiquer le respect de ses droits, la mise en place des programmes sociaux en sa faveur, le rétablissement d’un climat sécuritaire, la création de richesses et d’emplois, en accord avec des acteurs économiques et de la société civile», ajoutent-ils. Sur la base de ces considérations, la CONAFPODHA dit appuyer toute démarche de dialogue devant déboucher sur un gouvernement inclusif, sensible aux défis de l’heure.

Par ailleurs, le secrétaire d’État aux Affaires hémisphériques du Département d’État, Brian Nichols, se rendra en Haïti dans les prochains jours pour apprendre, de première main, les détails de la crise sociale, économique et politique que traverse le pays et pour voir s’il peut avancer et parvenir à un accord avec les forces vives de ce pays.

En plus, Haïti traverse une crise sans précédent sur le plan politique, sécuritaire, économique et humanitaire, alerte, dans un communiqué, l’Organisation des Nations Unies (ONU) qui souligne que: «La crise haïtienne affecte au plus haut point les populations les plus vulnérables, particulièrement celles vivant dans les secteurs contrôlés par les bandes armées.»

Emmanuel Saintus

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