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Haïti, dirigée par des hystériques

Toujours la même méthode. Un zeste de vérité dans une marmite de mensonges, histoire d’embrouiller les cervelles. Et ça passe? C’est une bonne question, tant les personnels et les élites politiques haïtiens sont sans intelligence et sans compétence. Ce qu’on peut dire avec certitude, c’est qu’ils sont hystériques.

Je suis certain que la majorité des Haïtiens déteste ce gouvernement. Le peuple haïtien est pris en otage par une classe politique apatride, dirigée par les marionnettistes du Core Group. Il y existe, depuis bien longtemps déjà, (nous ne dirons pas depuis toujours) des hommes faibles pour se faire les complices des imposteurs, pour renchérir sur les cruautés des dégénérés ou les soutenir dans leurs erreurs.

Quelle que soit la force avec laquelle tu lances le boomerang, il te revient toujours dans la gueule. Attends que les «moutons» aient le ventre vide. On verra bien si les ariélistes et ses petits sous-traitants auront encore le vent en poupe à ce moment-là. À mon humble avis, quelques tentatives de retournement de veste pour certains, la fuite pour les autres sont à prévoir.

Peut-être que les dégénérés de ce genre comptent sur l’humanité des Haïtiens qui n’ont pas envie d’être responsables d’un génocide. Une attitude humaine. Je me dis que ce gouvernement compte sur le côté raisonnable des Haïtiens pour avancer leurs pions. Sauf que, c’est connu, il faut se méfier de l’eau qui dort et il ne faut pas pousser les pions trop loin. Or, mon petit doigt me dit que l’agacement du peuple haïtien doit être grand. Sans doute, le peuple préfère gagner du temps et laisser l’équipe de facto au pouvoir s’effondrer.

Aussi loin va le balancier dans un sens, aussi loin revient-il dans l’autre sens ! Le lundi 29 août 2022, une vive tension a régné à Port-au-Prince et dans plusieurs grandes villes de province où des milliers de manifestants sont descendus dans les rues pour la deuxième semaine, pour exprimer leur ras-le-bol contre l’insécurité, la vie chère, la rareté du carburant, la dévaluation de la gourde et exiger le départ du Premier Ministre de facto, Ariel Henry.

Dans la Capitale, des barricades de pneus enflammés et de roches ont été érigées, notamment sur la route de l’aéroport, à Delmas et dans la zone du cimetière de Pétion-ville, rendant la circulation très difficile pour les quelques automobilistes téméraires… La manifestation partie de la Place de la Constitution (Champ-de-Mars) a été émaillée d’incidents. Des manifestants ont vandalisé des commerces, jetant des pierres et des bouteilles, brisant plusieurs vitrines, des véhicules ont eu leurs vitres et pare-brise cassés. Des individus non identifiés ont tenté d’incendier une station d’essence et une génératrice à Delmas. Des manifestants, sous la menace, ont crevé les bidons jaunes de nombreux marchands de carburants de contrebande, exigeant que le carburant soit distribué et vendu uniquement dans les stations-services. La police a dispersé la manifestation, à coup de gaz lacrymogène, au niveau de Delmas 83. Plusieurs affrontements mineurs entre manifestants et force policières ont été signalés…

En région, des barricades enflammées ont été constatées à Petit-Goâve où l’on rapporte au moins 9 personnes blessées dont une par balle, et un mort. À Miragoâne, Torbeck, Port-Salut, la population, très motivée, manifestait mais aucun bilan n’était disponible. À Terrier-Rouge, la route était bloquée. À Jérémie, où toutes les activités étaient paralysées, on rapporte au moins 5 blessés dont un par balle.

Emmanuel Saintus

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