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À qui profite ce jeu de massacre?

Vous vous donnez trop de peine vis-à-vis d’un personnage qui est, soit doté d’une intelligence binaire, soit de mauvaise foi. La réponse est celle de Montesquieu : «Il y a ceux qui font la guerre, et ceux qui l’ont rendue inévitable». Et ce ne sont pas les mêmes !

Les individus qui nous gouvernent savent bien que la mauvaise gestion en haut lieu va apparaître au grand jour maintenant et qu’ils n’ont plus rien à perdre ! Ils vont donc droit sur leur but : essayer de mettre par terre la classe moyenne, quitte à se foutre des conséquences sur nous ! Ils veulent mettre la classe pauvre par terre et n’ont rien à foutre de nous !

Les bandes armées, sont passées d’une stratégie de rouleau compresseur à une stratégie consistant à éroder sans relâche leurs adversaires dans l’espoir de les écraser.

Ariel Henry se laisse prendre à sa propre propagande. Il croit que les bandes armées qui encerclent Port-au-Prince ont été vaincues par les forces de l’ordre. En réalité, elles se sont retirées en bon ordre, après que la diversion qu’elles constituaient ne soit plus nécessaire. Ce me semble être là, la plus grande vérité qui s’impose à mon esprit. Les masses ne sont que de la chair à canon : l’oligarchie mondialiste reste fidèle à ses songes et mensonges.

Certaines bandes armées en Haïti sont désormais quasiment mondiales, et ça, c’est plutôt nouveau et particulièrement inquiétant.

Les agents des forces de l’ordre sont surarmés, suréquipées (je ne parle pas des armées mais des unités spécialisées au sein de la Police Nationale) sans que les trafics ne diminuent. Ils sont là pour mater le peuple, non les gangs (autres bras armés et sources de profit du pouvoir et la classe possédante).

Ce que je trouve hallucinant, c’est l’énorme armement mis à la disposition de troupes, et de matériaux militaires (armes, munitions, appareils de communication, etc..) dont disposaient et dont disposent encore les groupes armés ? Comment peuvent-ils se prendre à leur propre propagande ? On pouvait penser que la propagande finissait par agir sur eux, mais, que le premier ministre de facto, Ariel Henry, puisse s’y engluer, c’est que l’envie d’y croire est si forte qu’il est la mouche sur le miel ! Quelle est la capacité de penser la situation de ce fêtard ?

En effet, les groupes armés canardent à tout-va, massacrent, tuent et détruisent sans cesse et, malgré cela, ça résiste toujours. Je n’ose même pas imaginer le carnage que cela aurait été dans la Plaine du Cul-de-Sac si la population n’était pas intervenue.

Enfin, combien de morts, de tueries, de massacres, devra-t-il être nécessaire pour que les autorités en place prennent leur responsabilité, de frapper sur la tronche de toute cette vermine et ainsi de faire rentrer à la niche ces rats massacreurs ? Des abrutis qui jouent avec les armes ou grenadiers voltigeurs avec un cerveau de canari.

En effet, selon l’UNICEF, en dix jours, 10 mineurs ont trouvé la mort, dont 6, en une seule journée, lors des affrontements entre les gangs armés, dans la plaine du Cul-de-Sac et des zones adjacentes. De plus, cette situation a poussé des milliers de résidents à se déplacer. L’Unicef fait état de 9 000 déplacés en provenance de Tabarre, de Croix-des-Bouquets et de Cité-Soleil. «Ils vivent dans des conditions précaires, sans hygiène et assainissement adéquats, sans accès aux services de base, sans eau potable et sans intimité pour les femmes et les enfants, avec un risque accru de violences basées sur le genre», déplore l’organisation onusienne. De plus, selon un communiqué de l’UNICEF, «500 000 enfants ont perdu l’accès à l’éducation, en raison de la violence liée aux gangs. 1692 écoles sont actuellement fermées dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince depuis le 24 avril, alors que des affrontements entre gangs rivaux ont éclaté […] 772 écoles sont fermées à Croix-des-Bouquets, 446 écoles à Tabarre, 274 à Cité-Soleil, et 200 autres à Martissant, Fontamara, centre-ville et bas-Delmas».

Par ailleurs, dans une note, Gregory Brandt, Président de la Chambre Franco-Haïtienne de Commerce et d’Industrie (CFHCI), s’insurge contre l’insécurité généralisée qui règne dans le pays et condamne, en particulier, les récents actes de banditisme à Martissant, Cité-Soleil et dans la Plaine du Cul-de-Sac, portant atteinte à l’intégrité des vies et des biens de paisibles résidents. Il rappelle que ces affrontements de groupes armés paralysent les activités économiques dans les zones de Damien, Drouillard, Croix-des-Missions, Butte-Boyer, Clerecine, Santo, mettant en péril les employés, les emplois et les investissements importants des entreprises industrielles et commerciales membres et affiliées de la CFHCI. «Cette situation est d’autant plus préoccupante pour deux de nos membres : la Société du Rhum Barbancourt S.A et Les Aliments Congelés S.A. Ces derniers déplorent l’absence totale des autorités policières.» La CFHCI rappelle que ces entreprises sont pourvoyeuses de «près de 700 emplois directs et d’environ 3 500 emplois indirects. Par ailleurs, c’est un réseau de plus de 3 000 planteurs de canne-à-sucre de la plaine du Cul-de-Sac et de ses environs qui se retrouvent incapables d’approvisionner leur principal client qu’est la Société du Rhum Barbancourt S.A.». Le Conseil d’Administration de la Chambre Franco-Haïtienne de Commerce et d’Industrie (CFHCI) exhorte les autorités à intervenir de manière urgente afin de rétablir l’ordre et la paix sociale dans le pays.

Dans une autre note émise le même jour, la CFHCI interpelle le Premier Ministre et la communauté internationale en ces termes. «[…] M. le Premier Ministre Ariel Henry, premier citoyen, qui avez accepté ce poste, nous vous prions de prendre vos responsabilités de Chef de Gouvernement, conjointement avec les forces de l’ordre ainsi que les forces vives de la Nation, pour qu’un plan de redressement et de sécurité soit mis en œuvre en état d’urgence. Vous, amis de la communauté internationale, Haïti n’est pas un pays producteur d’armes et de munitions. Combien de vagues d’immigrants fuyant notre désolation devrez-vous nous retourner pour que vous preniez les mesures qui s’imposent ? […] Pensons à l’avenir de notre pays. Ensemble reconstruisons nos vies, notre économie, notre Nation […]»

Emmanuel Saintus

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