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Pour une opération spéciale de dé-gangstérisation et de pacification d’Haïti

En Haïti, les assassins tuent en toute impunité les paisibles citoyens, jusqu’au président de la République. Le premier ministre-président, Dr Ariel Henri, a failli être, lui-même, victime de la mafia criminelle aux Gonaïves, la Cité de notre Indépendance. Bizarrement, ces mêmes dirigeants, dans les grandes assemblées internationales ne défendent pas les intérêts nationaux.

Au moment où vous lisez ce document, les Américains, les Canadiens et leurs alliés européens envoient des tonnes d’armes sophistiquées et dépensent des milliards de dollars, en quelques semaines, pour aider les Ukrainiens à faire échec aux «opérations spéciales» des Russes, visant à la «démilitarisation et la dénazification» de l’Ukraine. Ces gestes généreux doivent être encouragés et répétés pour tous les pays qu’ils traitent d’amis ou alliés, incluant Haïti. Si les Ukrainiens reçoivent des antichars, des canons, des systèmes de défenses antiaériennes, des obus, des fusils de tous les calibres, nous autres Haïtiens, nous devons saisir l’occasion pour renouveler une demande auprès des Américains pour nous aider à mener nous-mêmes nos propres «opérations spéciales» contre les multiples milices et groupes terroristes qui empêchent les Haïtiens de vivre en paix. Tristement, on observe un désintéressement spectaculaire et honteux de nos dirigeants, face à la misère et aux galères des Haïtiens, devant les gangs qui nous transforment en exilés et/ou réfugiés haïtiens, sur notre propre sol.

Pourquoi le premier ministre-président de facto haïtien ne visite-t-il pas les zones de Martissant, de la Croix-des-Bouquets, de Village-de-Dieu, de Cité-Soleil, de La Saline, de Bel-Air, de Fontamara et de Carrefour, et, de tout le Grand Sud, après un deuxième tremblement de terre, avec toutes les victimes des attaques criminelles et des enlèvements contre rançons, dans toutes ces régions, qui forcent les Haïtiens à fuir le pays ? De plus, nous avons presque 5 départements qui sont pratiquement coupés de Port-au-Prince, à cause d’un siège criminel qui date de plus d’une année sur la Route nationale numéro #1.

Les commissariats de police tombent, les uns après les autres, aux mains des bandits lourdement armés, à la suite d’affrontements mortels dans les rangs des policiers. Des zones toutes entières sont dirigées par des gangs. Personne n’y entre sans l’autorisation tacite des chefs de la zone. L’État est absent dans des bastions à moins de 2 kilomètres de distance du Palais national.

L’Ukraine a plus de trente pays qui lui fournissent toutes les aides nécessaires pour qu’elle puisse se défendre contre les envahisseurs et occupants russes. Il s’agit d’une solidarité exceptionnelle des Européens envers leurs semblables aux yeux bleus et à la peau pâle (blanche), pour répéter certains journalistes des médias occidentaux. On comprend pourquoi la libération immédiate des Ukrainiens de l’occupation russe est au top des priorités des pays européens. On doit se demander si l’organisation des élections reste encore la première mission de ce gouvernement de facto ? Quelle position occupe la sécurité des vies et des biens de nos concitoyens, aux yeux de leurs propres dirigeants? Quand est-ce que nous verrons les territoires, occupés par les gangs, libérés, et la paix instaurée dans tous les coins du pays ?

À l’instar du président Ukrainien qui défend les intérêts de son peuple, le gouvernement haïtien doit demander aux Américains de proposer une résolution au Conseil des Nations Unies pour solliciter l’aide nécessaire en armes et logistique pour éradiquer les bandits qui volent, violent et assassinent nos compatriotes, tous les jours. Si les Américains et les Canadiens refusent de nous prêter main forte, n’avons-nous pas le droit, en tant que pays souverain, de chercher l’assistance militaire ailleurs ?

Nous devons solliciter l’aide militaire et technique de nos frères Sud-Africains, de nos confrères Mexicains, Cubains, Équatoriens, Vénézuéliens, Nicaraguayens, Boliviens et de tout autre pays allié à notre cause dans la région, pour monter notre propre opération spéciale visant à la gangstérisation et à la pacification de notre République. Il est temps d’éradiquer la peste des gangs, l’épidémie de kidnappings et toutes les vermines qui sèment le deuil dans la société haïtienne, avec l’aide de nos vrais amis et alliés, une fois pour toute.

Ingalmazor@yahoo.com

Journal Haïti-Progrès

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