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On ne négocie pas avec des gangs ni avec des maîtres-chanteurs

Ceux qui sont tombés dans le panneau sont les mêmes qui, aujourd’hui, sont étonnés de constater avec quelle facilité, Arnel Bélizaire s’est fait avoir par les gangs armés au Bel-Air. Pour eux, Arnel Bélizaire, en gros chef de bande qu’il dit être, ne s’attendait pas à se faire trouer de quatre balles.

Après plus de 10 ans de règne du régime PHTK, après les diverses massacres et pillages dans les quartiers populaires (La Saline, Bel-Air, Carrefour-Feuille, etc.), les dirigeants politiques, tels de gros valets placides, incapables de voir plus loin que le bout de leur nez, se seraient dit : nos gentils partenaires ne nous feront pas la même chose à nous ? Malgré cela, ces valets semblaient toujours dormir, comme si tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, avec de gentils partenaires tout autour, certes, parfois turbulents, nécessitant quelques rappels à l’ordre, par quelques grognements. Bien sûr, il a fallu donner quelques coups de griffes ici ou là pour empêcher la situation de déraper.

Ce qui se passe au Bel-Air ne fait pas exception. Cependant, il semble qu’il y ait une sorte de télescopage entre deux agendas, et celui qui l’emporte pour l’instant est un autre plan qui commence à pointer son nez, celui de gangs armés, financés par le pouvoir d’Ariel Henry et alliés. C’est comme si l’agenda d’Ariel et alliés avait complètement phagocyté l’agenda jovenéliste / martelliste, s’appuyant entièrement sur certains amis / alliés et se servant d’eux pour avancer, masqué. On voit bien que, depuis le fameux «ultimatum» que les organisations de la Société Civile avaient lancé à Ariel Henry pour quitter le pouvoir, c’est lui qui mène la danse et qui gère le tempo, tout en se cachant derrière le déroulement des plans ariéliste / sdpiste et consorts. Pour en arriver où?

Que va-t-il se passer dans les prochains jours? Les malfrats politiques et leurs larbins voient bien qu’un séisme vient de se produire. Ils sont, pour l’instant, en état de choc, en complet déni de la réalité. Ils n’admettent tout simplement pas que quelqu’un puisse les traiter comme ils ont toujours traité la masse, et en sont encore abasourdis. Ils en sont actuellement au stade de l’enfant qui refuse de respirer pour obtenir ce qu’il veut. Mais le chef (gang / bandits) semble bien décidé à laisser l’enfant s’asphyxier, plutôt que de faire preuve de compassion, d’autant qu’il sait que le petit capricieux finira, tôt ou tard, par reprendre son inspiration.

Le pauvre Arnel Bélizaire (façon de dire évidemment !) n’a plus voix au chapitre ! Simple factotum ne représentant absolument plus rien. Il n’a jamais représenté quoique ce soit, de même pour ces chefs de gangs, de simples épouvantails. C’est bien pour cela qu’ils l’ont piégé, un PROXY ne mouille pas son commanditaire, mais là, l’arnaque commence à être connue et la ficelle un peu trop grosse.

Pour les ariéliste et consorts, Arnel Bélizaire s’était finalement transformé en une tête de pont qui menaçait non seulement leurs intérêts stratégiques, mais aussi leur sécurité stratégique. Et, pour l’Occident, il était devenu un fardeau dont on ne pouvait se débarrasser pour des raisons idéologiques, et on ne savait pas trop quoi en faire ensuite.

«L’inconnu connu»

On peut effectivement penser à la tristesse du peuple ; mais dire que la cause ne servit aucun intérêt serait faux de l’affirmer ! Ceux qui sont derrière l’attaque contre Arnel ne sont pas du tout des militants, mais des individus œuvrant pour le compte de factions au pouvoir de facto en place. Les hyènes se nourrissent de cadavres putrescibles.

Le mercredi 30 mars, dans l’après-midi, l’ancien député de Tabarre (2011-2015), Arnel Bélizaire, libéré en décembre 2021, du Pénitencier National, après 2 ans d’incarcération, accusé, entre autres, de complot contre la sûreté de l’État, fondateur du Parti «Delivrans», a été la cible d’individus armés à Carrefour Péan, alors qu’il participait aux manifestations contre l’insécurité et pour la démission du Premier Ministre de facto, Ariel Henry. Bélizaire a été touché par au moins 4 balles. La Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) a ouvert une enquête pour connaître les circonstances exactes de cette attaque et obtenir des informations pouvant conduire à l’identification des auteurs et à leurs arrestations.

En outre, Joseph Lambert, le Président du Sénat, se dit préoccupé par les circonstances entourant la tentative d’assassinat de l’ex-député Arnel Bélizaire. Il affirme que le Sénat va rester vigilant sur l’enquête de la Direction de la Police Judiciaire et du parquet de Port-au-Prince.

Emmanuel Saintus

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