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Des policiers sont complices des gangs…

La machine de l’insécurité poursuit sa course. Le gouvernement peine toujours à trouver de solutions pour la stopper. Et la population, laissée pour compte, continue d’être victime. Le vendredi 24 décembre, à Martissant, Guy Polynice, alias «Ti Guy», Coordonnateur du Front Unifié des Transporteurs et Travailleurs d’Haïti (FUTRAH) dans le département des Nippes, a été tué par balles, à bord, de son véhicule ainsi que 2 passagers, alors qu’il revenait d’une distribution de jouets, de Jacmel. Montès Joseph, à travers une note de presse, réclame l’ouverture d’une enquête, en vue d’identifier et de punir les assassins de Guy Polynice.

Le juge Louima Louidor sous la menace du gang «Kokorat san ras»

Dans un communiqué de presse publié le jeudi 23 décembre 2021, la Fondation Je Klere a réclamé que soit garantie la sécurité du juge Louima Louidor, cible, depuis quelque temps, du gang «Kokorat san ras» de Lacroix-Périsse. La FJKL en a profité pour dénoncer la complicité du policier Olnick Joseph avec ces bandits. Tout l’appareil judiciaire est actuellement en panique. Le juge Louima Louidor, du Tribunal de Première Instance des Gonaïves, est en proie à de sérieuses menaces proférées par le chef du «gang Kokorat san ras» de Lacroix-Périsse. Selon la FJKL, le gang «Kokorat san ras», basé à Lacroix-Périsse, dirigé par les nommés «Général» Meyer, Lomaty, Bendji et Sadam, est un groupe de trente-cinq (35) hommes armés qui, initialement, était installé à Jubilé (Raboteau), dans la commune des Gonaïves, et qui a pris quartier dans la zone de Lacroix-Périsse (commune de l’Estère), dans le courant du mois de novembre de l’année en cours. Réputés comme des auteurs de certains actes comme: vols à mains armées, assassinats, viols, enlèvements suivis de séquestration contre rançon, les membres du gang «Kokorat sans ras» menacent de s’en prendre au juge instructeur Louima Louidor, après avoir «sommairement» tué les nommés Claude John, cousin du juge Louima, dans la localité de Boukan Toni, et Dieuseul Augustin, dans la localité de Platon, sous prétexte que ces jeunes jouaient le rôle d’informateurs pour le Magistrat instructeur, qui est aussi originaire de la zone de Lacroix-Périsse, selon le communiqué de l’organisme de défense des droits humains, dirigé par Me Samuel Madistin.

La Fondation Je Klere reste convaincue que le gang n’agit pas seul. Elle dénonce la connivence de certains policiers avec ce gang criminel. La Fondation relate que le juge de Paix, Josué Alexis, de la ville des Gonaïves, au cours d’une opération de fouille dans la prison civile des Gonaïves, a saisi un téléphone entre les mains d’un chef de gang dénommé Williams. «Scrutant le téléphone du détenu, il a relevé un message du policier Olnick Joseph, envoyé à ce chef de gang emprisonné, dans lequel il félicite le “général Meyer” qu’il avait appelé pour l’informer du jour que sa femme devait se rendre à Marchand Dessalines et lui accorder toutes les protections qu’elle mérite, pendant qu’elle traverse la zone de Lacroix-Périsse», rapporte la FJKL.

La FJKL ajoute que le policier Olnick Joseph qui offre actuellement ses services à la prison civile de Saint-Marc, était transféré de son poste à la prison civile des Gonaïves à son poste actuel parce qu’il avait été soupçonné de préparer une évasion pour «faciliter l’élargissement de certains chefs de gangs arrêtés aux Gonaïves.»

Face à tout cela, la Fondation Je Klere enjoint le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) de tout mettre en œuvre pour protéger la vie de ce magistrat, tout en invitant l’Inspection Générale de la Police Nationale d’Haïti (IGPNH) à diligenter une enquête aux fins d’identifier les policiers membres du gang «Kokorat san ras», aux fins de les sanctionner.

Emmanuel Saintus

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