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Les viols sur mineurs (es), un véritable fléau en Haïti

De 2018 à 2021, pas moins de 50 cas de viol collectif ont été enregistrés dans le pays, alors que seulement 12 personnes ont été jugées pour viols, a dénoncé Alermy Piervilus, secrétaire exécutif de la Plateforme des Organisations Haïtiennes des Droits Humains (POHDH). En outre, dans la commune de Pestel (Département de la Grand’Anse), une fillette a été violée. Un père de 40 ans est accusé d’avoir violé sa fille de 10 ans. Actuellement en fuite, le père violeur est activement recherché.

De plus, deux (2) fillettes de 10 et 8 ans ont été violées dans des écoles. Sofia Loréus, la ministre à la Condition féminine et aux Droits des Femmes, dit avoir appris, avec une grande indignation, les actes d’agression sexuelle sur ces 2 fillettes, à l’intérieur des écoles, ces derniers jours, l’une de 10 ans, dans les toilettes de l’École Gérard César, à Saint-Marc (violeur arrêté) et l’autre de 8 ans, aux Gonaïves (violeur en fuite, recherché). «Ces actions ne doivent pas continuer à se répéter dans la société et méritent d’être punies, conformément à la loi. Les violences sexuelles contre les femmes adultes sont un crime, un double crime lorsqu’elles sont commises contre 2 mineures qui étaient à l’école où elles reçoivent le pain de l’instruction», a déclaré la ministre Loréus.

Face à ces actes, la ministre a appelé les autorités judiciaires et policières du pays à agir contre ces individus, contre tous les criminels présumés qui commettent ces actes, pour qu’ils soient poursuivis, condamnés et emprisonnés «car, si aucune mesure appropriée n’est prise pour punir sévèrement les violeurs et les agresseurs, lorsqu’ils agressent sexuellement des femmes et des filles, ces actes vont continuer dans les quatre coins du pays, et l’impunité continuera de s’étendre.»

D’autre part, Sofia Loréus a exhorté les directeurs et les responsables des écoles à mettre en place une surveillance appropriée dans leurs cours, salles de classe et toilettes scolaires, afin de contrôler leur espace, de manière à ce que les voyous arrêtent de violer des mineurs (es) dans les écoles. «Il n’est pas possible que ces actes arrivent, et le plus grave c’est qu’ils soient commis dans l’école.»

Rappelons que les viols sur mineur (e) sont un véritable fléau en Haïti ou un mineur est violé tous les 3 jours.

Emmanuel Saintus

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