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Aide: les malfrats sont partout…

Alors que l’aide des autorités haïtiennes peine à arriver aux victimes du Grand Sud, des malfrats tentent de détourner l’aide contribuée par la solidarité des citoyens. En effet, le jeudi 26 août 2021, la Brigade d’intervention du commissariat du Centre-Ville de Miragoâne a réalisé une opération policière à la rue de Nippes, au cours de laquelle 14 personnes ont été arrêtées pour détournement d’aide humanitaire, destinée à la population de la Grand’Anse, le mercredi 25 août, au port de la Gonâve. La police a saisie 148 sacs de riz, au cours des interventions menées les mercredi 25 et jeudi 26 août 2021. Il est à noter que l’aide détournée était à bord d’un bateau et que le capitaine a réussi à prendre la fuite avec son bateau. Le dossier a été transféré à la justice pour les suites légales.

Entre temps, l’Observatoire Citoyen de l’Action des Pouvoirs Publics en Haïti (OCAPH) invite toutes les forces vives de la vie nationale, notamment celles évoluant dans la région Sud du Pays, à se solidariser pour faciliter une bonne surveillance permanente et une meilleure gestion des aides destinées aux victimes du tremblement de terre dévastateur du 14 août dernier, ayant ravagé le Grand Sud du pays. Dans un communiqué publié en date du 23 août dernier, l’OCAPH demande aux institutions médiatiques de faire un front commun en créant «une alliance entre les médias des 3 départements: Sud, Nippes et Grand‘Anse», soit les zones les plus touchées par le tremblement de terre, pour exiger que les Organisations non Gouvernementales (ONG) fournissent des informations sur toutes leurs interventions.

Les institutions universitaires de la péninsule Sud sont aussi invitées à se regrouper pour encourager les étudiants à participer au suivi systématique et aux recherches sur l’intervention des ONG dans leurs zones respectives. Les ONG devront procéder à des communications automatiques aux structures départementales, communales et ceci sur une base régulière, pour donner des rapports de suivi sur le terrain, précisant les sommes dépensées et les résultats obtenus, à partir des dépenses effectuées également. Selon l’OCAPH, la société civile doit s’impliquer aussi, en mettant en place une structure de Vigilance Citoyenne, au niveau régional, pour d’abord procéder à l’identification, ensuite à l’enregistrement des ONG, sur les plans national et international, avant d’avoir une autorisation de travail sur le territoire national. Et, enfin, pour une bonne transparence, les Organisations non Gouvernementales doivent soumettre leurs budgets et l’importance des montants qui leur sont alloués, au Ministère de la Planification, avant d’apporter leur assistance humanitaire aux sinistrés. Le Gouvernement Haïtien, via le Centre d’Opérations des Urgences Nationales ou d’autres structures départementales ou communales, doit avoir le contrôle systématique sur les actions et les agissements des ONG sur le terrain, en exigeant des rapports hebdomadaires sur les dépenses du budget qui leur est destinées, pour apporter l’assistance aux sinistrés du tremblement du 14 août 2021. À compétence égale, l’Observatoire Citoyen de l’Action des Pouvoirs Publics en Haïti (OCAPH) invite les ONG à prioriser les cadres et les institutions et/ou entreprises du pays pour leur fournir les biens et services nécessaires à leur fonctionnement, afin de permettre des retombées économiques directes sur le sol national.

État des infrastructures (bilan partiel)

Infrastructures routières

Les ponts jetés sur la Grand’Anse, la Voldrogue, la Guinaudée et les Roseaux ont tous été endommagés par le tremblement de terre du 14 août. Le passage des véhicules sur le pont Dumarsais Estimé (rivière de la Grand’Anse) est interdit depuis environ une semaine. Les Travaux publics sont en train d’aménager une déviation via la localité de Gébeau, à l’entrée sud de la ville de Jérémie. Par ailleurs, obstrué par un glissement de terrain, le tronçon reliant les localités de Latibolière et de Sassier, dans la 4e section communale de Jérémie, est toujours coupé.

Bâtiments publics 

Dans la Grand’Anse, les complexes administratifs de Jérémie, de Beaumont et de Corail ; les commissariats de Jérémie (y compris la prison), de Pestel et de Corail ; le bureau électoral provisoire de Beaumont ont tous subi des dommages. Au total, dix commissariats de la Police nationale d’Haïti ont été détruits.

Infrastructures portuaires 

Les wharfs de Jérémie et d’Anse d’Hainault (département de la Grand’Anse) sont fortement endommagés. Le quai de Corail est endommagé et celui de Pestel, détruit.

Emmanuel Saintus

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