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Jovenel: les vers sont dans le fruit …

Plus de 40 policiers USGPN (Unité de Sécurité Générale du Palais National) ont déjà pris le maquis, dans le cadre du dossier de l’assassinat de l’ancien président Jovenel Moïse, selon le RNDDH. Pierre Espérance, le responsable de RNDDH, a fait cette révélation, lors d’une interview accordée à Radio Kiskeya, le mardi 27 juillet 2021.

De plus, Guillermo Lasso, le Président de la République de l’Équateur, interrogé par CNN, a fait des révélations sur les déplacements, entre la Colombie et l’Équateur, de Dimitri Hérard, le Chef de l’Unité de Sécurité Générale du Palais National en Haïti. Il a confirmé que Dimitri Hérard avait utilisé une carte d’identité équatorienne pour se déplacer entre les deux pays.

Selon les enquêtes, Dimitri Hérard a effectué des déplacements dans différents pays dont l’Équateur et la Colombie (20 janvier 2021 Bogotá – Équateur ;1er février: Équateur – Bogotá – République Dominicaine ; 23 mai : Bogotá – Équateur ; 28 mai : Équateur- Bogotá) d’où sont arrivés les membres du commando colombien, présumés impliqués dans l’assassinat du Président Jovenel Moïse. Le Président équatorien a souligné qu’Hérard avait obtenu la carte d’identité équatorienne légalement, et qu’il était disposé à contribuer aux enquêtes pour élucider l’assassinat du Président d’Haïti.

Rappelons qu’en 2012, Hérard avait gravi les échelons à l’École supérieure militaire, Eloy Alfaro (Quito, Equateur). Aujourd’hui, il est considéré comme l’un des suspects dans l’assassinat du Président de facto, Jovenel Moïse. La justice attend des réponses qui expliquent pourquoi les hommes de différentes unités spécialisées, attachés à la sécurité du Président de facto, Jovenel Moïse, ne se sont pas opposés au Commando colombien…

Par ailleurs, on ignore toujours les raisons de ces déplacements et ce que Dimitri Hérard a fait à Bogotá, durant son transit vers l’Équateur. De son côté, l’ex-sénateur Youri Latortue assure que les policiers en charge de la protection du chef de l’État sont les premiers responsables du crime.

Ancien officier de l’armée et de la Police, M. Latortue soutient que les commandants des unités, formant le système de protection du chef de l’État, doivent répondre aux questions des enquêteurs. Quatre (4) unités spécialisées sont impliquées dans la sécurité rapprochée du Président de la République: le CIMO, l’USGPN, le CAT-Team et l’USP.

Youri Latortue, qui fut commandant de l’USGPN, explique que le CIMO est responsable de la sécurité extérieure, l’USGPN a la charge des murs internes et externe, le CAT Team est en charge de la Cour et l’USP du bâtiment. Il s’étonne que des agresseurs puissent franchir les 4 périmètres de sécurité et atteindre le président. Il juge qu’il y a eu un dysfonctionnement des unités spécialisées. Les policiers n’avaient pas l’entraînement, la discipline et le moral pour s’acquitter efficacement de leur mission de protection du chef de l’État, argue-t-il.

L’ex-président du Sénat regrette une banalisation des unités spécialisées qui se retrouvaient dans les rues pour des patrouilles, au lieu d’être à l’entraînement. Même s’il responsabilise la Police, M. Latortue soutient qu’il revient à la DCPJ de réaliser l’enquête sur le crime ignoble qu’est l’assassinat du président Moïse. Il estime que le chef de la Police, le FBI et la Police Colombienne ne devaient pas être impliqués dans l’enquête.

D’autre part, lors d’une conférence tenue dans au local de RNDDH, Me Edwin Coq, avocat de la juge Wendelle Coq Thélot, a dénoncé le mandat émis contre la juge Wendelle Coq Thélot, dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de Jovenel Moïse. Le commissaire du Gouvernement près le tribunal de première instance de Port-au-Prince, en date du 19 juillet 2021, a émis deux mandats d’amener à l’encontre de la juge mise à la retraite par le président Jovenel Moïse, de son vivant, Mme Wendelle Coq Thélot, et du coordonnateur de la sécurité du chef de l’État, Jean Laguel Civil, pour leur implication présumée dans son assassinat. «Le commissaire du gouvernement demande à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) de prendre les mesures nécessaires aux fins de rechercher, conduire et amener devant le parquet, Wendelle Coq Thélot, pour des faits d’assassinat et de vol à main armée, au préjudice du Président de la République», lit-on dans le premier mandat. «Le commissaire du gouvernement demande à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) de prendre les mesures nécessaires aux fins de rechercher, conduire et amener devant le parquet, Jean Laguel Civil, pour des faits d’assassinat et de vol à main armée, au préjudice du Président de la République», a précisé le second mandat. Le commissaire du gouvernement a expliqué que ces mandats ont été émis, notamment à l’encontre de la juge, parce qu’il y a des éléments à charge d’après les relevés téléphoniques, effectués par les enquêteurs de la DCPJ qui montrent qu’elle était en connexion avec les mercenaires.

Emmanuel Saintus

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