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Les rapts du pouvoir…

Les kidnappeurs sont toujours très actifs. Du dimanche 14 au jeudi 18 février, on a rapporté pas moins de 13 personnes enlevées au niveau de la région métropolitaine de Port-au-Prince.

Le vendredi 19 février, à Petit-Goâve, les avocats en toge sont descendus pacifiquement dans les rues de la ville, pour exiger la libération de Me Abdias Édumé et de Me Mackenzy Roger, tous deux originaires de Petit-Goâve, enlevés à Port au Prince par des individus armés. Tout le long de leur parcours, les hommes et femmes de la basoche ont scandé des propos hostiles à l’ancien Président aujourd’hui de facto et aux membres de la Police Nationale d’Haïti (PNH). Ils ont marché pendant des heures sur la route nationale # 2, exprimant leur ras-le-bol et bloquant la circulation des véhicules. Les agents de l’UDMO présents sur les lieux ne sont pas intervenus devant des manifestants très calmes. «Il faut que les autorités mettent un terme au phénomène de kidnapping qui prévaut dans la capitale», ont déclaré les hommes et femmes de la basoche. S’adressant au Président Jovenel Moïse et aux responsables de la PNH : « Messieurs, faites en sorte que les otages soient libérés », ont-ils lancés. Des membres de la société civile, des taxis-motos, le Président de l’Union Démocratique pour le Développement National (UDDN), des notables, des marchandes, de simples citoyens et des sympathisants de l’opposition locale ont rejoint les avocats sur le macadam, pour réclamer le départ du locataire du Palais National. Aucun incident n’a été enregistré.

À l’issue de la marche, Me Milord Anthony, le Bâtonnier du Barreau de Petit-Goâve, a délivré un message à l’attention des autorités centrales. «De même que le Chef de l’Unité de Sécurité Générale du Palais national (USGPN) Dimitri Hérard, avait libéré sa femme, le Barreau de Petit-Goâve exige la libération immédiate de Me Abdias Édumé et de Roger Mackenzy», menaçant: «Dans le cas contraire, nous passerons à une autre étape…».

Pancartes en mains, des étudiants de l’Université de Port-au-Prince (UP) parcourent, ce vendredi, plusieurs rues adjacentes de l’université, sise à Lalue, dans la capitale haïtienne. Sur les pancartes on peut lire des messages pour dénoncer l’insécurité dans le pays. Ces étudiants occupent le macadam pour exiger notamment la libération de leur professeur, Me Abdias Édumé. Ce dernier a été enlevé contre rançon, le mercredi 17 février 2021, par des hommes armés non identifiés. «C’en est trop ! On ne peut plus faire face aux actes de kidnapping qui endeuillent et appauvrissent les familles haïtiennes. Il faut que les kidnappeurs libèrent Me Édumé car, il ne possède pas la somme réclamée». Tel est le cri d’une étudiante.

Le lundi 15 février dernier, le sous-commissariat de Grand-Ravine, banlieue sud de Port-au-Prince, est sous le contrôle des bandits armés du G9. Sur ce, la direction générale de la police nationale d’Haïti a dit qu’elle prendra les mesures nécessaires, en vue de reprendre le contrôle du sous-commissariat de Grand Ravine. Pris d’assaut par des individus armés depuis le 15 février dernier, l’espace sera bientôt au contrôle de la Police nationale, a lamenté le porte- parole adjoint de la Police Nationale, Garry Desrosiers.

En effet, l’inspecteur divisionnaire Garry Desrosiers annonce que la direction générale de la police va prendre des dispositions, en vue de la reprise du contrôle dudit sous-commissariat. Il confirme que, lors de la prise d’assaut de l’espace, la police avait perdu des armes et des munitions.

Emmanuel Saintus

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