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Opinion: La mort sociale du leader

«Je ne peux pas aider les pauvres, si je reste pauvre moi-même.»

Youssoupha

Dans toutes les communautés, il y a toujours quelqu’un ou un groupe de personnes qui s’érige en leader. Par leadership on se réfère à un meneur, un visionnaire, qui se met disponible à l’atteinte des objectifs communs, dans un esprit participatif et de solidarité ou d’entraide. En effet, le leadership requiert une capacité à résoudre les problèmes d’une communauté, d’une zone, d’une organisation et autres. Ainsi, le leader charrie un ensemble de revendications, et le fait son combat de tous les jours, avec pour objectifs premiers, d’apporter des solutions concrètes. Et le problème, dans tout cela, c’est que le leader est appelé à mourir socialement, et donc arrive à un moment où sa voix n’aura plus la même valeur. De cette situation découle aussi l’émergence d’autres leaders, avec un discours adapté.

Comment mourir socialement? J’appelle la mort sociale, le fait que quelqu’un n’arrive pas à se reproduire ou de pouvoir subvenir à ses besoins sociaux, et, plus simplement, quand quelqu’un est sanctionné ou banni par la société pour des actes qu’il commet. C’est en fait une sanction sociale. En effet, la mort sociale, c’est en quelque sorte se retrouver dans une situation de pauvreté ou de précarité. Nous n’excluons pas la possibilité qu’une personne morte, socialement, soit riche. Pour le cas d’un leader, il est mort socialement quand, d’une part, il n’atteint pas la mobilité sociale ascendante, de fait, ne peut pas se reproduire socialement ou que sa condition sociale n’est pas changée, et d’autre part, quand son discours n’a pas évolué/progressé. À cet effet, il passe de leader, et très souvent de modèle, à un simple citoyen, ainsi son discours ne vaut plus rien ou il n’est plus entendu. Que devient-il alors, ce leader?

Pour maintenir la position de leader, il est important d’avoir un discours adapté avec la réalité et de porter des revendications, au besoin, et par ordre de priorité de la communauté. Ainsi, le leader devient quelqu’un qui maîtrise sa communauté, et est celui qu’on écoute. Mais, une fois que ce scénario est contraire, il cesse du coup d’être modèle et leader. À ce stade, il est un citoyen ordinaire, et arrive même à être ridiculisé par les personnes de cette communauté. En incapacité de se reproduire socialement, avec une attention portée sur ses conditions économiques, le leader d’antan n’inspire plus confiance dans ses discours. En vrai, on écoute celui dont la réussite socio-économique est constatée, donc quelqu’un dont la mobilité sociale et professionnelle est ascendante. Et que faire pour sauver nos leaders?

On aurait souhaité de ne pas formuler aucune proposition sur ce sujet, car tout leader sait au moins comment s’en sortir, ou comment il restera vivant dans ses discours. Mais, pour des jeunes leaders et sans trop grandes expériences, je formule les propositions suivantes, afin de leur éviter un malheur constant:

1.- Se former: Pour avoir un discours convaincant, et presqu’à chaque situation, le leader a besoin d’une solide formation en des domaines distincts. Ceci va lui permettre de maîtriser un bon nombre de sujets.

2.- Une activité lucrative: Il n’est plus un secret que vos conditions socio-économiques intéressent ceux qui vous écoutent. En effet, pour être modèle, il faut réussir dans son domaine. Ainsi, pour parler de bien-être social, il faut que vous soyez socialement stable. De ce fait, le leader a pour obligation d’avoir une activité lucrative qui lui permet de répondre ou de satisfaire ses besoins sociaux économiques.

Sans vouloir prendre des exemples de leaders qui sont morts socialement, on s’est plutôt contenté d’exhorter l’ensemble des jeunes leaders qui, par manque d’informations, pourraient se retrouver dans une situation similaire. En effet, l’objectif était de jouer le rôle d’avant-gardiste, en vue de sauver certains leaders d’une mort sociale. Enfin, la mort sociale du leader est un fait constaté chaque jour, et pour remédier à cette situation, il suffit de la critiquer d’une part, et d’apporter des solutions et/ou des alternatives, d’autre part.

Connaissez-vous un leader qui est mort socialement?

Job Pierre Louis

jobpierrelouis.kas@gmail.com

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