acceuilActualitéEconomie & Finances

Persistance de la rareté d’essence: la même cause évoquée

La pénurie de carburant constatée dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, depuis plus de 2 semaines, se poursuit. Selon le directeur général du Bureau de Monétisation des Programmes d’Aide au Développement (BMPAD), Fils-Aimé Ignace Saint-Fleur, l’incapacité de stocker les produits pétroliers est la raison principale de la rareté de carburant dans les stations d’essence. Une augmentation de la capacité de stockage serait la voie de résolution de ce problème répétitif, avance-t-il.

La circulation automobile fonctionne au ralenti, depuis le début de l’année 2021, dans plusieurs artères de la région métropolitaine de Port-au-Prince, en raison de la pénurie de carburant. Des foules d’automobilistes et de gens munis de gallons jaunes, sont remarqués à presque chaque station d’essence. Des individus ont fait remarquer que les rassemblements ne sont pas réalisés pour la livraison du carburant mais pour être dans l’attente d’une probable distribution dans quelques heures.

Selon le D G du BMPAD, Fils-Aimé Ignace Saint-Fleur, le fait que nous n’avons pas de capacité de stockage est l’une des causes de cette rareté. «La quantité que nous approvisionnons tous les mois, relative à notre capacité de consommation pour la même durée, est proportionnelle à notre capacité de conservation, soit 1 million de barils de produits pétroliers. Environ 550 000 barils de diesel, 250 000 barils de gazoline, 75 à 100 000 barils de kérosène», a expliqué M. Saint-Fleur. Il ajoute que cet approvisionnement se fait tous les 15 jours. Cette quantité, selon le directeur général, devait se revoir à la hausse durant les périodes de fin d’année, en raison de l’augmentation de la consommation.

Un luxe que M. Saint-Fleur dit ne pas pouvoir se permettre. «Imaginons qu’au mois de décembre, période de pic de consommation, nous devons avoir 200 à 500 000 barils de plus. Même si nous les commandons, nous ne pouvons pas les contenir, nous n’avons pas la capacité de les conserver». Rappelant que l’approvisionnement du gaz est assuré par l’État pour le compte des compagnies privées, le directeur général annonce, dans la foulée, l’arrivée de cargaisons de diesel et de gazoline, dans les prochains jours.

Le numéro un du BMPAD confie que pour le diesel, le central de Varreux peut contenir 336 900 barils, celui de Thorland 96 743 barils et le terminal à Martissant 107 142 barils. Cependant, une question reste pendante: à quand la fin de cette rareté programmée, toutes les fins d’années?

Altidor Jean Hervé

Articles Similaires

Back to top button