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Le premier coup de Léon Charles

Les policiers et les bandits ont du mépris pour la vie humaine. Ils tuent, éliminent, assassinent et enlèvent des paisibles citoyens, quand bon leur semble, sans aucune inquiétude. De nos jours, après leurs crimes ses malfrats trouvent des psychopathes qui les encouragent dans leurs actes.

Tous les médias nationaux et internationaux, présents lors de la manifestation, le mercredi 18 novembre sur l’Autoroute de Delmas, disent que la police a violemment dispersée une manifestation pacifique. Le mercredi 18 novembre, les policiers, sous les ordres de Léon Charles, le nouveau chef de facto, ont violemment dispersé la manifestation de l’opposition démocratique, à Delmas 48, en tirant à balles réelles et ils ont fait un usage abusif de gaz lacrymogène. Plusieurs manifestants ont été blessés par balle, dont un a été tué d’une balle à la tête, au Champ-de-Mars. Il y a eu également plusieurs arrestations.

Après leurs actes serviles, ils ont été félicité. En effet, dans une note rendue publique, le jeudi 19 novembre 2020, le Directeur général a. i. de la Police Nationale d’Haïti, Léon Charles, ne tarit pas d’éloges à l’égard de ses agents qui ont tué et gazé des manifestants. Le nouveau Commandant en chef de la PNH s’amuse du fait que les policiers ont montré qu’ils étaient à la hauteur de la mission constitutionnelle et légale qui leur est dévolue.

Après le déroulement des activités commémoratives de la Bataille de Vertières à travers le pays, il a félicité les policiers et policières de tous grades qui, dit-il, ont su faire preuve de beaucoup de professionnalisme dans la gestion de cette journée qu’il a qualifiée de «difficile».

Léon Charles dit renouveler sa confiance dans ses policiers, il les encourage à préserver cet esprit d’engagement pour pouvoir relever les défis à venir.

Dans l’ombre des Fantômes 509

Le vendredi 20 novembre, des hommes armés portant des cagoules et d’autres en uniforme de la police se disant membres du Groupe «Fantôme 509», accompagnés par un cortège de plusieurs dizaines de motos ayant à leur bord des hommes armés, ont manifesté dans la capitale haïtienne, Port-au-Prince.

Les policiers Fantômes 509 ont démarré le mouvement aux environs de 11h40, à l’Avenue Poupelard, ruelle Chrétien, tirant de nombreux coups de feu et des rafales d’armes automatiques en l’air, incendiant des véhicules de l’État, semant la terreur et provoquant la panique dans la population, dans plusieurs quartiers de la capitale, au Centre-ville, mais aussi à Delmas et à Pétion-Ville.

À Lalue, aux avenues Martin Luther King et Jean Paul II, les policiers protestataires ont érigé des barricades de pneus enflammés pour faire passer leurs revendications. Les gens désertaient les rues, et les magasins fermaient leurs portes et baissaient leurs rideaux et grilles de protection. Les contestataires réclamaient pour chaque policier un salaire mensuel de 50 000 gourdes (actuellement la moyenne salariale se situe entre 15 000 et 20 000 gourdes) ainsi qu’un montant de 25 000 gourdes sur chaque carte de débit, au lieu des 10 000 gourdes actuelles. Comme bilan, huit (8) véhicules immatriculés «Service de l’État» ont été incendiés.

Réagissant à cette énième manifestation du Groupe «Fantôme 509», le Premier Ministre Joseph Jouthe a lancé un appel au calme et exigé l’arrestation des membres de ce Groupe, doutant que ce soit des policiers. «Nous ne devons pas tolérer que des vagabonds, des terroristes, des bandits qui s’habillent avec des uniformes de la police, prennent le pays en otage. Il faut que tous ces bandits soient arrêtés».

À noter que la présence de plusieurs patrouilles policières a été constatée sans aucune réaction de leur part, lors de cette manifestation.

Emmanuel Saintus

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