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Kidnappée, violée puis assassinée.

Après Me Monferrier Dorval, Grégory Saint-Hilaire, Vladimir Fédé, Nancy Dorléans, Sébastien Petit, etc. … arrêtons la Caravane de l’insécurité. Eveline Sincère, c’est le nom d’une jeune fille de 19 ans, kidnappée, violée, battue, assassinée puis jetée dans une décharge d’immondices à Nazon, à l’entrée de Delmas 24, le dimanche 1er novembre 2020.

Le corps sans vie et à moitié nu d’Eveline Sincère a été retrouvé, le dimanche 1er novembre, à Delmas 24. Élève de philo au lycée Jacques Roumain à Martissant, elle a été enlevée le jeudi 29 octobre 2020, à Delmas. Après 3 jours de séquestration, son cadavre a été découvert sur des immondices. Eveline Sincère venait tout juste de participer aux examens de baccalauréat 2020. Elle portait en elle, l’espoir d’une jeune fille qui croyait en l’éducation.

Enette Sincère, sa grande sœur, a fait savoir que, lors des négociations, les ravisseurs ont réclamé 100 mille dollars américains, en échange de sa libération. Une somme que la famille avait de la difficulté à collecter. Par conséquent, après environ 3 jours de séquestration, son corps sans vie a été découvert le dimanche 1er novembre, son cadavre allongé sur des immondices, à Delmas 24. Eveline a été violée et battue jusqu’à sa mort. Son vagin était enflé, son bras fracturé et sa plante de pied enflée, selon le juge de paix.

Le président de la République, Jovenel Moïse s’est dit indigné face à cet acte, appelant les autorités policières à tout mettre en œuvre pour traquer et retrouver les coupables de ce crime. De son côté, le ministre de la Justice exige du parquet et de la DCPJ qu’une enquête soit ouverte en urgence, afin de capturer les éventuels coupables.

Face à cette remontée vertigineuse des cas d’enlèvement contre rançon et des assassinats qui se multiplient dans le pays, et face aux silences complices des autorités, une seule question est sur toutes les lèvres: À qui le tour ou encore qui sera la prochaine victime?

Le dimanche 1er novembre, le Pasteur Aniel Alfred, de l’Église Sainteté de Carrefour, accompagné de son fils, a été kidnappé par des individus non identifiés alors qu’ils étaient en chemin, pour se rendre à l’Église. Les ravisseurs auraient exigé une rançon de 800 000 dollars à la famille des victimes pour leur libération…

Opération, arrestation, les actions désespérées de la PNH face à l’insécurité

La Police Nationale d’Haïti (PNH) continue de multiplier ces actes, afin de faire face à la montée démesurée de l’insécurité dans le pays. Des interventions par ci et par là mais les malfrats poursuivent leurs actes en augmentant le nombre des victimes. La dernière en date est une jeune écolière qui a été enlevée, violée puis assassinée. La police nationale d’Haïti a intercepté, au niveau de Léogâne, le narcotrafiquant Elliobert Jasmin, alias «Eddy one», accompagné d’un individu identifié comme Pouchon Joseph qui circulait à bord d’un véhicule dans lequel la police a découvert et saisi des fusils d’assaut et des stupéfiants. Par ailleurs, deux policiers, soupçonnés d’être des complices d’«Eddy one», ont été appréhendés au niveau de Gressier, à bord d’un véhicule, pour trafic de stupéfiants. Il s’agit d’Alex Monpremier (Agent I) et Ysa Dieudonne (Agent II). L’agent I serait en détachement avec le directeur général de l’institution policière, Rameau Normil.

À cet effet, le porte-parole de la Police Nationale d’Haïti, Michel-Ange Louis-Jeune, a démenti que l’agent I, Alex Monpremier, membre de la 22e promotion de la PNH, qui a été appréhendé mercredi à Gressier pour trafic de cocaïne, fasse partie de l’équipe attachée à la sécurité du directeur général de l’institution policière, Rameau Normil. Il s’agit, a-t-il précisé, d’un membre de la Brigade d’Intervention Motorisée (BIM) et qui appartient à une équipe de motards chargée de faciliter les déplacements des Directeurs généraux de la PNH dont le Directeur général Normil et, certaines fois, de plusieurs autres personnalités. Il n’est pas directement attaché à la sécurité du chef de la police, a nuancé Michel-Ange Louis-Jeune, ajoutant que le Directeur Général n’est pas forcément obligé de connaître ses moindres faits et gestes, lorsqu’il n’est pas en service.

Emmanuel Saintus

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