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ODACEP vole au secours des enfants démunis de Manzè Avril

Touchés par la situation infrahumaine des conditions de vie de la population de la localité “Manzè Avril” commune Pestel département Grand-Anse. Des jeunes originaires de cette localité se regroupent sous label de l’Organisation d’Assistance et d’Accompagnement des Enfants de Pestel (ODACEP), en vue de voler au secours des enfants démunis.

Pour mieux agir en faveur de ces enfants en difficultés, les membres de ODACEP, ont organisé le samedi 27 Septembre 2020, une journée d’activités ayant pour but de comprendre les besoins réels de cette localité.

Cette activité était l’occasion pour les membres de ODACEP d’entretenir avec les parents et tuteurs des enfants sur les véritables problèmes qu’ils confrontent. Un cahier de charge a été monté, dans lequel des problèmes de toutes sortes ont été identifiés. Que ce soit dans le domaine de la santé, dans le domaine économique et de l’éducation; les habitants sont désarmés et ne savent à quel Saint se vouer. Selon la coordonnatrice général de cette structure Mme. Bien-Aimé ALCIONNE, arguant que son organisation a opté pour renforcer l’éducation dans le but de combler le vide existant dans ce domaine dans cette localité.

Plus d’une cinquantaine d’enfants sont obligés à parcourir des Kilomètres à pied pour s’enquérir du pain de l’instruction, une denrée rare dans la localité Maznzè Avril”. Les membres de l’ODACEP se disent conscients de l’ampleur de leur responsabilité. Mais ils se disent plus que jamais dévouer à se sacrifier pour doter leur localité d’une institution scolaire.

Joignez au téléphone, la coordonnatrice de l’organisation d’assistance et d’accompagnement des enfants de pestel ODACEP, a indiqué que le phénomène des enfants non-scolarisés est fréquent dans la localité Manzè Avril: “des enfants âgés de plus de 13 ans n’ont jamais fréquenté une école.”

Selon Mme. Bien-Aimé ALCIONNE , Manzè Avril est quazi dépourvu de tout. L’état est inexistant, il n’y a aucuns services sociaux de base. La population est livrée à elle-même.

 En dépit du fait que la constitution du pays oblige que l’éducation est un service de base obligatoire dont elle a fait injonction à l’état de garantir gratuitement la formation fondamentale de tous les enfants en âge de scolarisation. Des centaines d’enfants de Pestel se sont vus priver de ce droit sacramentel.

La coordonnatrice a également souligné que les rares enfants scolarisés de cette communauté n’ont pas souvent bouclé l’année académique. Epuisés par des milliers de kilomètres à parcourir pour se rendre à l’école la plus proche. La déperdition scolaire est monnaie courante dans cette localité.

en déhors de la problématique de scolarisation, les enfants ont des besoins multiples. Ils ont des besoins en vettements, chaussures, sacs d’école” a-t-elle indiqué, tout en soulignant que ceux qui ont la chance de prendre le chemin de l’école ne se disposent pas de manuels scolaires adéquats pour appliquer les notions apprises.


Mme. Bien-Aimé ALCIONNE, indique que le problème de l’identité est un autre frein à la scolarisation des enfants. Elle a fait savoir que son organisation entame des démarches visant à doter les enfants le premier document légal du citoyen haïtien (l’acte de naissance).

ODACEP a eu recours aux personnes de bonnes volontés touchées par la situation précaire de cette communauté pour financer les activités prévues par l’organisation. La coordonnatrice a profité l’occasion pour solliciter le soutien de philanthropes pour aider à la construction d’une école primaire dans cette localité.

La journée a été clôturée sur une note d’espoir, selon la coordonnatrice qui dit observer la détermination de ses proches collaborateurs cités par leur nom respectif et poste occupé au sein de l’organisation tel que: Fabienne Erazile, Coordonnatrice adj. Ernest vereus, conseiller général. Phinio Bien-Aimé, Trésorier. Chidna Bien-Aimé, porte-parole. Emmanuel Exil, Délégué général. Michma Bien-Aimé, Secrétaire général.

L’autre note de satisfaction exprimée par le numéro un (#1) de l’ODACEP, les bénéficiaires ont témoigné leurs désirs de voire ce projet aboutir. Les enfants avaient l’enthousiasme de voire la porte de leur nouvelle école ouverte à deux (2) pas de leur domicile.

 Il faut souligner que cette journée a beaucoup marqué les enfants qui y prenaient part. Car ils ont eu l’occasion de s’épanouir et de faire la connaissance d’une délégation venue de Port-au-Prince. Les enfants ont pu montrer leurs talents lors d’une cérémonie culturelle organisée par la même occasion.

Jean Baptiste Genson

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