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La HOFSA, dissoute par les autorités

Le ministère du Commerce et de l’Industrie a prononcé la dissolution de la société anonyme Haïti Ordnance Factory S.A. (HOFSA), qui a été autorisée en novembre 2019 à fabriquer des armes et des munitions dans le pays. Le titulaire du MCI, Jonas Coffy, dit avoir reconnu une légèreté de la part de la «direction juridique» de son ministère, tout en assurant qu’aucune formalité n’a été remplie pour que HOFSA lance ses opérations. Par ailleurs, Jonas Coffy a promis de revoir l’autorisation de fonctionnement qu’il a signée en faveur de «Tradex Haïti SA» qui a les mêmes actionnaires que HOFSA. Le ministre du Commerce et de l’Industrie, Jonas Coffy, a informé le public de la dissolution de la société anonyme mixte Haïti Ordnance Factory SA (HOFSA), compagnie autorisée en novembre 2019 à fabriquer des armes et des munitions en Haïti. Cet avis signé par le ministre Coffy a enfoncé le clou dans la planche. «L’objet de la société dénommée Haïti Ordnance Factory SA (HOFSA), référence : no. S 189, folio 389, registre XX et publié dans le journal officiel de la République, Le Moniteur, 175e Année-no 3, mardi 3 janvier 2020, est contraire à la Constitution, aux lois et décrets en vigueur, ce, en raison de ses statuts, Titre I, objet, en ses articles 1 et 2 traitant de l’assemblage et la fabrication d’armes à feu et de munitions de tout calibre, et aussi de tous équipements militaires et policiers». Un peu plus loin, l’avis stipule que cette société a été dissoute et rayée de la liste des sociétés anonymes autorisées à fonctionner en Haïti. C’est en date du 19 novembre 2019, que le ministre du Commerce et de l’Industrie d’alors, Enold Joseph, avait octroyé l’autorisation de fonctionnement à «Haïti Ordnance Factory SA (HOFSA), une compagnie représentée par trois actionnaires, Carl Frédéric Martin, Jude Alix Pierre et Dimitri Hérard. L’avis de fonctionnement de cette société anonyme a été publié dans Le Moniteur #3 du mardi 7 janvier 2020. Selon l’article 2 des statuts de «Haïti Ordnance Factory SA (HOFSA, «la société a pour objet l’assemblage et la fabrication d’armes à feu et de munitions de tout calibre et aussi de tous équipements militaires et policiers pour l’exportation et la vente aux institutions policières, militaires, de sécurité privée, commerciale et gouvernementale, établies sur le territoire haïtien, conformément à la Constitution et à la loi». Selon l’actuel ministre du Commerce et de l’Industrie, Jonas Coffy, il y a une légèreté au niveau de la direction des affaires juridiques. Elle n’aurait jamais dû laisser passer ça», indiquant n’avoir eu connaissance que par hasard de cet avis. Le ministre s’est montré contrarié du fait que les procédures n’aient pas été respectées. «Il faut toute une série de procédures. Il faut que les concernés se rendent au ministère de la Justice, de l’Intérieur. Ces démarches n’ont pas été effectuées au niveau de ces institutions». Par ailleurs, le 15 avril 2020, le ministre du Commerce et de l’Industrie a signé l’avis portant modification aux statuts de la société anonyme «Tradex Haïti SA» dont les trois actionnaires sont ceux de HOFSA, Carl Frédéric Martin, Jude Alix Pierre et Dimitri Hérard. Selon les modifications, l’objet principal de Tradex Haïti SA touche «toutes opérations commerciales se rapportant à l’acquisition, la distribution, la vente et la revente de produits, matériels, équipements et accessoires de sécurité de toutes sortes (incendie, physique, électronique, etc..). Elle pourra offrir des services de protection de biens et de personnes, de gardiennage et de transport de fonds, de formation et réponse et prévention de crime, etc». Toutefois, Jonas Coffy a indiqué qu’il n’était pas en mesure de confirmer si l’un des actionnaires de Tradex Haiti SA, en la personne de Dimitri Hérard, est le responsable de l’USGPN, promettant, néanmoins, de vérifier à la DGI si les NIF sont les mêmes, a indiqué M. Coffy qui a d’autre part fait savoir qu’il va se pencher sur l’avis relatif à Tradex Haiti SA. avec son équipe juridique, afin de déterminer s’il n’est pas contraire à la loi. «Si c’est le cas, les mêmes dispositions seront prises que pour Haiti Ordnance factory SA», a averti le ministre.

Altidor Jean Hervé

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