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Les vantardises futiles du chef de l’OEA

Depuis la trêve de l’opposition qui a sauvé Jovenel Moïse des eaux houleuses, on assiste, en effet, à une reconfiguration accélérée du pouvoir en place et ce, dans l’objectif de renverser la donne politique. L’Organisation des États Américains (OEA) est placée comme tête de pont de la stratégie de Jovenel Moïse pour rester au pouvoir après l’échéance constitutionnelle. D’autre part, nombreux sont les analystes étant d’avis que tout ce que fait l’OEA en Haïti, reste dans le cadre de la protection des intérêts du régime jovenélien ainsi que des clans de l’oligarchie, d’autant plus que cette Organisation a récemment enregistré un échec dans la région, notamment dans le dossier Vénézuélien. Après avoir échoué, ce régime irresponsable cherche un bouc émissaire pour cacher sa débâcle. Dans le nouveau chapitre de sa série, et au milieu d’une pandémie qui secoue le pays, Jovenel Moïse se sert du Secrétaire général de l’OEA pour tenter de rester au pouvoir jusqu’en 2022. Mais le fait de blâmer les autres ne trompera pas le monde. En effet, le vendredi 29 mai, dans une note, le Secrétariat Général de l’Organisation des États Américains (OEA) a mis l’accent sur le fait que la pandémie de COVID-19, devrait nous rappeler l’importance de renforcer les règles et les institutions démocratiques, sans jamais en dévier, tout en profitant pour dire que: «Comme le stipulent les textes fondateurs du système interaméricain, les Gouvernements légitimes n’émanent que d’élections libres et régulières. Le processus électoral et la durée du mandat présidentiel résultent d’un calendrier, antérieurement défini, prévu par la Constitution. En ce sens, le Secrétariat général de l’OEA exhorte l’ensemble des forces politiques de la République d’Haïti à trouver un cadre de coopération, en vue de se conformer à la lettre et à l’esprit de l’ordre constitutionnel, en respectant le mandat présidentiel de cinq ans. Dans ce contexte, le mandat du président Jovenel Moïse arrivera à terme le 7 février 2022. Le Secrétariat général de l’OEA continuera à suivre de près l’évolution de la situation en Haïti. En parallèle, l’OEA demeure prête et disposée à travailler avec toutes les parties impliquées dans la recherche de la meilleure solution pour le peuple haïtien», a conclu la note. Soulignons que, 48 heures avant cette note, la Fusion des Sociaux-Démocrates avait adressé une correspondance au Secrétaire général de l’OEA, Luis Almagro, pour lui demander d’accorder une fin de non-recevoir à l’aide technique, sollicitée par le gouvernement haïtien auprès de l’OEA. À rappeler qu’en visioconférence, le Chancelier Claude Joseph s’est adressé au Conseil permanent de l’Organisation des États Américains (OEA) sur la situation de COVID-19 en Haïti et a décrit les mesures prises pour contrôler le virus et assurer la sécurité des Haïtiens. «J’ai réaffirmé l’attachement d’Haïti à l’OEA et à notre rôle de Président du Conseil permanent, en ces temps difficiles. La solidarité entre les États membres est cruciale pour surmonter cette crise sanitaire mondiale. J’ai souligné le rôle vital que l’OEA jouera au cours de la prochaine saison des ouragans. Cette double menace posée par la COVID-19 et le risque de catastrophes climatiques exerceront sans aucun doute une pression supplémentaire sur les services de santé. Les États membres doivent coordonner et soutenir les efforts. Enfin, j’ai réitéré la détermination personnelle du Président Jovenel Moïse et l’engagement de son administration à prendre toutes les mesures nécessaires pour organiser des élections et à continuer de veiller au respect des valeurs démocratiques de notre Nation.» À cette fin, il a sollicité l’appui technique de l’OEA et la participation des principaux partenaires de la région, pour la réalisation des élections législatives (Parlement) et des collectivités territoriales (municipales) en Haïti. Par ailleurs, le Mouvement Démocratique Populaire (MODEP) a appelé le Gouvernement à éviter d’utiliser la pandémie comme outil politique et humanitaire et a appelé à la poursuite de la mobilisation anti-gouvernementale. La plateforme de l’opposition a exhorté le Gouvernement à adopter des mesures telles que la réduction des prix des produits pétroliers et ceux des produits de première nécessité. Elle exige également que l’État fournisse de bons services de santé et d’hygiène, un accès à l’eau, à l’électricité, à la nourriture et aux transports publics, alors que le pays connaît un taux élevé de transmission locale

Emmanuel Saintus

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