Des doutes sur l’acquisition des équipements…

Le sénateur Rony Célestin, pourtant membre du PHTK, a dénoncé la signature de plusieurs contrats de plus de 120 millions de dollars, sans appel d'offres. La révélation faite sur les ondes d'une radio locale, Scoop FM, a été confirmée par le ministre de l'Économie et des Finances, Jude Alix Patrick Salomon. Il s'agit de 3 contrats d'un montant total de 123 372 025 dollars américains pour l'acquisition de près de 500 unités d'équipements lourds. Tous les équipements seront livrés dans environ 10 mois, alors que le paiement s'échelonnera sur 4 ans. Selon le quotidien Le Nouvelliste, la société Auto Plaza S.A. a décroché le plus important des trois contrats, soit 53 690 275 dollars américains pour la fourniture de 295 unités d'équipements. La société Haytian Tractor, avec un montant de 41 046 750 de dollars américains, fournira 95 unités d'équipements de travaux publics. La société Auto et Mécanique S.A., pour un montant de 28 635 000 dollars américains, fournira 100 unités d'équipements de travaux publics. Les compagnies Auto Plaza S.A, HAYTRAC (Haytian Tractor & Equipment Co. S.A.) et Automeca (Auto et Mécanique S.A.) seront les fournisseurs de ce qui sont les premiers gros contrats de l'ère Moïse. Le paiement de cette commande imposante d’engins de chantier s’effectuera sur 48 mois et tous les équipements seront livrés dans un peu plus de 10 mois, a confié au journal, le ministre de l’Économie et des Finances, Jude Alix Patrick Salomon, le lundi 2 octobre 2017. Le ministre Salomon n’a pas voulu réagir aux propos du sénateur du Plateau Central, Rony Célestin, indiquant, sur Scoop FM et au journal, qu’il n’y a pas eu d’appel d’offres. Le sénateur Célestin a dit au Nouvelliste qu’il n’est « pas contre l’acquisition d’équipements mais que cela doit se faire dans les normes ». « Les contrats ont été approuvés tant par la Commission nationale des marchés publics (CNMP) que par la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSC/CA) », a-t-il indiqué, soulignant que l’État a contacté tous les fournisseurs de la place pour s’assurer d’avoir obtenu les meilleurs prix dans cette opération. Les trois contrats sont payables en gourdes haïtiennes, au taux fixé par la Banque de la République d’Haïti (BRH). Après analyse de ces trois contrats, la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSC/CA) « n’y a relevé aucune irrégularité ». Par conséquent, ils ont reçu un « avis favorable » le 8 septembre 2017, a appris le journal d’une source à la CSC/CA. Le ministre n’a pas précisé s’il y a eu appel d’offres international, un processus restreint d’appel d’offres ou si ces contrats ont été signés dans le cadre de la loi sur l’État d’urgence. « Il fallait d’abord signer les contrats pour que le processus de fabrication des équipements lourds soit lancé », a indiqué Jude Alix Patrick Salomon, soulignant que la priorité dans l’affectation des équipements est donnée au ministère des TPTC, de l’Agriculture et de la Défense. « Ce sont ces ministères qui vont en priorité utiliser ces équipements mais certains seront en utilisation au niveau de l’armée, parce que les professionnels de l’armée seront en première ligne, en ce qui a trait aux urgences climatiques. N’oublions pas que certains d’entre eux sont des professionnels du génie militaire qui aideront au désenclavement de zones frappées par des catastrophes naturelles », a expliqué Jude Alix Patrick Salomon, soulignant que l’acquisition de ces équipements vise à renforcer les capacités de l’État à travers le pays. La réalisation de travaux en régie avec des équipements de l’État va permettre de gagner du temps et faire de l’économie, a soutenu le ministre de l’Économie et des Finances. Par la suite, les ministres des Finances et des Travaux publics ont fourni plus d’explications sur la procédure ayant permis la signature d'un contrat de plus de 123 millions de dollars avec des firmes haïtiennes. Intervenant dans une radio locale, M. Jude Alix Patrick Salomon, ministre des finances, a précisé que « l'acquisition des équipements a été faite sous l'égide de la loi d'urgence et à partir d'appel d'offres restreint ». Il révèle que les fonds ont été obtenus par un prêt accordé à l'État avec un taux d'intérêt de 2%. Selon le grand argentier de la République, les contrats ont été passés sous l'égide de la loi d'urgence et à partir d'appel d'offres restreint. « Cette acquisition a mis en compétition des entreprises sur le terrain depuis quelques temps. Le contrat a suivi tout le processus jusqu'à l'approbation des deux structures compétentes, la Commission Nationale de Passation de Marchés (CNMP) et la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSC/CA) », a-t-il expliqué. Le ministre Salomon fait remarquer que la loi d'urgence s'est étendue au-delà de la région du grand Sud, à d'autres départements dont le Nord-Est, le Nord-Ouest et une partie du Nord et de l'Artibonite. Quelque part, il était un peu injuste de nous concentrer uniquement dans le grand Sud, en ignorant d'autres points qui ont été frappés aussi par les intempéries », juge-t-il.
Publier le : 14/10/2017   Auteur : Altidor Jean Hervé

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